Une maladie non identifiée a causé la mort d’au moins neuf personnes en l’espace de deux semaines à Mangumo, un carré minier situé dans le secteur des Bapere, territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Les victimes ont présenté une diarrhée avant de succomber, selon la société civile locale. Ce foyer inquiète d’autant plus que les malades recourent à des traitements traditionnels, sans diagnostic précis, et que l’isolement géographique du village complique l’accès aux soins.
Un tableau clinique dominé par la diarrhée
Les informations disponibles décrivent un syndrome diarrhéique sévère comme principal symptôme précédant les décès. Samuel Kagheni, président de la société civile de Lubero, précise que les personnes atteintes souffrent de diarrhée, et c’est ce qui conduit à leur mort. Aucun autre signe clinique n’a été mentionné pour l’instant, ce qui rend difficile toute hypothèse sur l’origine de la maladie. Les autorités sanitaires n’ont pas encore communiqué de résultats d’analyses, et les investigations sont en cours.
Un accès aux soins entravé par l’éloignement
Mangumo se trouve à environ 250 kilomètres de Butembo, soit quatre à cinq jours de marche, selon la société civile. Cette distance rend très difficile l’évacuation des malades ou l’acheminement rapide de matériel médical. En attendant une prise en charge adaptée, les habitants utilisent des remèdes traditionnels, ce qui peut retarder un diagnostic et aggraver le pronostic. Samuel Kagheni souligne que la population commence à quitter la zone pour se réfugier à Manguredjipa, Ndjiapanda ou Lubero, ce qui pourrait favoriser une propagation si la maladie s’avère contagieuse.
Des équipes d’investigation déployées sur place
Des sources de la zone de santé de Manguredjipa indiquent qu’une première équipe est déjà arrivée à Mangumo pour effectuer des prélèvements. Une seconde équipe, chargée de la prise en charge des malades, est également en route. Ces interventions visent à identifier l’agent pathogène en cause et à limiter les risques de diffusion. La société civile appelle les autorités sanitaires à accélérer ces investigations pour éviter une éventuelle propagation.
Quelles précautions pour les populations voisines ?
En l’absence de diagnostic confirmé, il est recommandé d’appliquer les mesures d’hygiène de base : se laver les mains régulièrement, utiliser de l’eau potable et éviter les contacts étroits avec des personnes présentant des symptômes digestifs. Les déplacements de population signalés vers les localités voisines doivent inciter les centres de santé à renforcer la surveillance des cas de diarrhée aiguë. Les résultats des prélèvements en cours seront déterminants pour adapter la riposte et informer les communautés.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
