Près de 200 promoteurs d’écoles privées agréées ont participé, à Kindu, à une campagne de sensibilisation consacrée à la protection de l’emploi et à la sécurité sociale des travailleurs du secteur privé. L’initiative est conduite par le ministère provincial de l’Éducation, de la Fonction publique et de l’Emploi du Maniema, dans un cadre de rappel des obligations légales applicables aux établissements privés.
Selon les autorités provinciales, la campagne lancée vendredi 26 juin vise à promouvoir et à contrôler la bonne application de la législation congolaise du travail dans les entreprises et les établissements scolaires privés de la province. Le message central porte sur la responsabilité des employeurs dans la formalisation des relations de travail, le paiement des salaires et le respect des règles de sécurité sociale.
Kindu cible les écoles privées agréées
La rencontre de Kindu a réuni des promoteurs d’écoles privées agréées, directement concernés par les pratiques d’embauche et de gestion du personnel dans leurs établissements. Les échanges ont porté sur les contrats de travail, les salaires et les documents administratifs requis dans le cadre de la législation congolaise du travail.
Pour l’inspecteur du travail Amisi Zakuani, cette démarche sert à rappeler aux employeurs leurs obligations envers les travailleurs. « Les employeurs sont tenus de respecter la législation du travail et les règles de sécurité sociale afin de garantir les droits fondamentaux de leurs travailleurs », a-t-il insisté.
Le respect du SMIG placé au centre du contrôle
La question du respect du SMIG a occupé une place importante dans les discussions. Les intervenants ont relevé que, malgré l’existence de textes protecteurs, leur application reste souvent insuffisante. Les difficultés évoquées concernent notamment le Salaire minimum interprofessionnel garanti et le versement des cotisations sociales à la Caisse nationale de sécurité sociale.
Michel Duda Banza, représentant de la CNSS, a rappelé que les employeurs doivent affilier leurs structures, immatriculer les travailleurs, déclarer les effectifs concernés et verser les cotisations sociales. Il a indiqué que plusieurs employeurs et promoteurs éprouvent encore des difficultés à respecter le SMIG fixé à 21 500 francs congolais pour le travailleur le moins gradé, notamment le manœuvre ordinaire.
La CNSS insiste sur l’affiliation des structures
Dans ce dispositif de sensibilisation, la CNSS met l’accent sur l’affiliation des établissements et l’immatriculation des travailleurs. Ces démarches sont présentées comme des obligations nécessaires pour garantir l’accès aux mécanismes de sécurité sociale prévus par la loi.
La campagne de sensibilisation menée au Maniema s’inscrit ainsi dans une logique de conformité. Elle vise à réduire les écarts entre les textes applicables et les pratiques observées dans certains établissements privés. Les autorités provinciales entendent aussi renforcer la culture du respect des normes sociales et professionnelles dans le secteur privé.
Des promoteurs appelés à corriger leurs pratiques
Les participants ont salué l’initiative, qu’ils considèrent comme un cadre d’apprentissage sur les droits des travailleurs et les responsabilités des employeurs. Pour Basele Boleko Venant, l’un des promoteurs présents, l’ignorance de certaines dispositions légales contribue souvent aux mauvaises pratiques constatées dans plusieurs entreprises et établissements privés.
« L’année prochaine, nous espérons nous améliorer davantage et nous adapter aux exigences de la législation du travail », a-t-il déclaré. À ce stade, la campagne reste présentée comme une action de sensibilisation et de contrôle. Ses suites dépendront de l’application effective des obligations rappelées aux promoteurs et employeurs concernés dans la province du Maniema.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
