L’Assemblée provinciale du Bas-Uele a un nouveau bureau, élu le 3 juin dans un climat décrit comme apaisé et transparent par les autorités provinciales. Ce renouvellement institutionnel, qui place Antoine Gambolipay à la présidence, ouvre une phase où la collaboration entre forces politiques est présentée comme un levier pour le développement local. Pour les habitants de cette province du nord-est de la RDC, cette stabilité affichée pourrait se traduire par une meilleure prise en charge des dossiers économiques et sociaux.
Un bureau à la composition inclusive
Le nouveau bureau est composé de cinq membres issus de différentes formations politiques. Antoine Gambolipay, du parti Agir pour le Congo (AGPC) de la sénatrice Carole Agito, a été élu président. Il sera secondé par Maurice Mingami (AFDC) comme vice-président. Le poste de rapporteur revient à Munangi Allah’Adj (UDPS-Tshisekedi), tandis que Dieudonné Kombiomane (UDPS/2ATDC) occupe celui de rapporteur adjoint. Enfin, Espérance Bassa (ANB/AREP) a été élue questeure. Cette diversité partisane est perçue comme un atout pour refléter les sensibilités de la province et favoriser des décisions consensuelles.
Un scrutin salué par l’exécutif provincial
Le gouverneur du Bas-Uele, Mike David Mokeni Amisi, a salué le bon déroulement du processus électoral. Il a félicité les nouveaux dirigeants et a insisté sur le caractère inclusif de ce bureau. Selon lui, cette configuration doit permettre de travailler dans l’unité et la collaboration. Ces déclarations visent à rassurer les acteurs locaux et les partenaires sur la capacité de l’organe délibérant à fonctionner sans blocages, condition essentielle pour voter des budgets et contrôler l’action gouvernementale.
Quels effets concrets pour la population ?
Pour les ménages et les opérateurs économiques du Bas-Uele, une assemblée provinciale fonctionnelle est un maillon clé. C’est elle qui adopte les édits budgétaires et les plans de développement. Une collaboration apaisée entre les différentes forces politiques peut accélérer l’examen des projets d’infrastructures, de désenclavement ou d’accès aux services de base. À l’inverse, des tensions institutionnelles ralentiraient ces processus et pèseraient sur le quotidien des habitants. L’appel à l’unité lancé par le gouverneur prend donc une dimension pratique : il s’agit de créer un environnement propice aux investissements et à l’amélioration des conditions de vie.
Un signal pour la gouvernance locale
L’élection de ce bureau intervient dans un contexte où la stabilité des institutions provinciales est scrutée de près. En affichant un processus transparent et inclusif, le Bas-Uele envoie un signal positif aux bailleurs et aux investisseurs potentiels. La présence de représentants de plusieurs partis au sein du bureau peut également faciliter le dialogue avec l’exécutif provincial et limiter les crises politiques. Reste à transformer cet élan en actes concrets : les prochaines sessions budgétaires seront un test pour mesurer la capacité de cette nouvelle équipe à traduire les discours d’unité en décisions profitables à la province.
Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
