La province de Lomami s’apprête à tourner une page importante de sa coopération avec la Belgique. Samedi 25 juillet 2026, à Kabinda, le Vice-Gouverneur Célestin Kayembe TshiajiTshibola a présidé la réunion du Comité de pilotage de préclôture du portefeuille d’Enabel. Cette rencontre, qui a réuni députés provinciaux, membres du gouvernement provincial, partenaires techniques et financiers, services de l’État et société civile, visait à préparer la fin du programme actuel, prévue le 30 septembre 2026. L’enjeu est de taille : assurer que les progrès réalisés ne s’évanouissent pas avec le départ de l’agence belge de développement.
Un bilan pour préparer l’après-Enabel
Dans son discours, le Vice-Gouverneur a salué l’engagement du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, du Gouvernement central, du Royaume de Belgique et d’Enabel pour leur contribution au développement de la province. Mais au-delà des remerciements, il a surtout insisté sur la nécessité d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les défis et de garantir la pérennité des acquis. Cette approche pragmatique reflète une préoccupation concrète : comment les institutions locales pourront-elles prendre le relais sans perdre les bénéfices des projets menés ?
Une transition, pas une rupture
Le Program Manager d’Enabel, Léandre Lankoande, a tenu à clarifier la nature de cette échéance. Selon lui, la clôture du portefeuille ne signifie pas la fin de la coopération belge, mais plutôt une transition vers la consolidation des résultats et le transfert progressif des responsabilités aux institutions locales. Il a mis en avant les avancées réalisées dans des secteurs clés comme l’agriculture, la gouvernance, le renforcement institutionnel et la planification du développement. Ces domaines touchent directement la vie quotidienne des habitants : une meilleure gouvernance peut améliorer la gestion des ressources publiques, tandis que les progrès agricoles renforcent la sécurité alimentaire et les revenus des ménages ruraux.
Des recommandations pour l’avenir
Les participants à la réunion ont formulé plusieurs recommandations pour l’après-Enabel. Ils ont appelé à renforcer la gouvernance, à poursuivre les actions en faveur des jeunes, des femmes et des communautés rurales, et à développer de nouveaux partenariats. Ces orientations visent à préserver les acquis du programme de coopération RDC–Belgique 2023-2027. Pour les communautés locales, cela pourrait se traduire par un maintien des services et des investissements qui ont amélioré leur quotidien, à condition que les autorités provinciales et les partenaires techniques parviennent à mobiliser les ressources nécessaires.
La réunion de Kabinda marque donc un moment charnière. Elle souligne la volonté des acteurs locaux de ne pas subir la fin d’un programme comme une perte sèche, mais de la transformer en une opportunité de renforcement institutionnel. Reste à savoir si les engagements pris se concrétiseront dans les mois à venir, alors que l’échéance du 30 septembre 2026 approche. Pour la population de Lomami, l’enjeu est simple : que les efforts de développement ne s’arrêtent pas avec le départ d’Enabel.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
