La société civile de Shabunda, dans la province du Sud-Kivu, met en lumière une situation préoccupante : un manque criant d’effectifs de la Police nationale congolaise (PNC) dans plusieurs localités du territoire. Ce constat, relayé par Isaac Kilunga, président de la société civile locale, alimente les craintes d’une gestion de plus en plus dégradée des conflits communautaires.
Les chefferies de Wakabango 1er et de Bakisi sont particulièrement affectées par cette absence des forces de l’ordre. “Vous pouvez traverser une distance de plus de 30 kilomètres sans trouver même un poste de police”, alerte Kilunga. Ce vide sécuritaire laisse le champ libre à la justice populaire, où des groupes autoproclamés comme les Wazalendo tentent de pallier l’absence d’autorité officielle. Cette situation pousse les communautés à recourir au traditionnel “arbre à palabre” pour résoudre les différends.
Isaac Kilunga appelle à un déploiement urgent de policiers pour restaurer la sécurité et assurer une gestion efficace des tensions communautaires. Cependant, cette alarme est contestée par le commandant de la PNC de Shabunda, qui affirme qu’aucune localité n’est privée de ses éléments de sécurité.
Cette contradiction soulève des questions essentielles sur l’efficacité des dispositifs de sécurité en République Démocratique du Congo. La sécurité en RDC est un enjeu crucial, particulièrement dans les régions reculées comme Shabunda, où les défis logistiques et humains entravent souvent l’application de la loi. Ce dernier événement en RDC attire une fois de plus l’attention sur la nécessité d’une stratégie sécuritaire robuste pour améliorer les conditions de vie locales et prévenir les crises à venir, tout en faisant écho aux nombreux appels à l’amélioration de la sécurité en RDC émis par diverses organisations et acteurs sociaux.
Source: radiookapi.net
