Dans la région du Kivu, où les difficultés sécuritaires pèsent sur le quotidien, un geste de solidarité a illuminé la vie d’une vingtaine de familles. Les collaborateurs d’Airtel basés à Kitshanga ont pris en charge les factures hospitalières de femmes qui venaient d’accoucher au Centre de Santé Saint Benoît, leur permettant de rentrer chez elles avec leur nouveau-né. Cette action, entièrement financée par les employés eux-mêmes, montre comment un élan collectif peut répondre à un besoin concret et immédiat.
L’initiative est née d’une prise de conscience : faute de moyens, plusieurs mères restaient bloquées dans l’établissement de santé, incapables de régler les frais liés à leur accouchement. Sous la supervision du responsable de zone Jay Libaku, les équipes ont spontanément mobilisé leurs ressources personnelles pour solder ces dettes. Une vingtaine de mamans ont ainsi pu quitter le centre et retrouver leur foyer dans la dignité.
Un obstacle financier qui retient les mères à l’hôpital
Dans de nombreuses structures de santé, les frais d’accouchement peuvent devenir un mur infranchissable pour les familles les plus vulnérables. Au Centre de Santé Saint Benoît de Kitshanga, des femmes se sont retrouvées dans l’incapacité de payer ces montants après avoir donné naissance. Cette situation les empêchait de regagner leur domicile, prolongeant inutilement leur séjour et retardant le retour à une vie familiale normale.
Le paiement des factures hospitalières est souvent un prérequis pour obtenir la sortie. Quand les ressources manquent, les mères et leurs nourrissons restent dans une forme de blocage administratif et financier, avec des conséquences psychologiques et sociales. L’intervention des collaborateurs d’Airtel a directement levé cet obstacle, en réglant les sommes dues pour une vingtaine de patientes.
Une mobilisation interne aux effets concrets
L’action menée à Kitshanga ne repose pas sur un budget d’entreprise ou un programme officiel, mais sur une collecte organisée par les employés eux-mêmes. Chacun a contribué selon ses moyens, démontrant qu’une solidarité de proximité peut produire des résultats tangibles. Le rôle du responsable de zone a été de coordonner cet élan, sans remplacer l’engagement individuel par une décision hiérarchique.
Ce type d’initiative illustre comment des travailleurs, même dans un environnement marqué par l’incertitude, peuvent devenir des acteurs de changement social. En ciblant un besoin précis – les factures impayées de jeunes mères – ils ont apporté une solution directe, sans intermédiaire, et ont redonné à ces femmes la liberté de rentrer chez elles.
Au-delà du paiement, restaurer la dignité et l’espoir
L’impact de ce geste dépasse le simple aspect financier. Pour les mères concernées, pouvoir quitter le centre de santé signifie retrouver leur environnement familier, leurs proches, et commencer leur nouvelle vie avec leur enfant dans des conditions apaisées. La joie du retour à la maison, soulignée par les témoins de cette action, est un bénéfice immatériel mais essentiel.
Dans un contexte où les épreuves collectives peuvent accentuer le sentiment d’isolement, cette solidarité rappelle que des liens humains forts subsistent. Les collaborateurs d’Airtel ont montré que la résilience ne consiste pas seulement à endurer les difficultés, mais aussi à tendre la main à ceux qui en ont le plus besoin. Leur geste a transformé une situation de détresse en un moment de soulagement et d’espoir pour une vingtaine de familles.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
