Dans la chaleur de ce lundi 31 août 2026, la cour de l’orphelinat Saint-Joseph, nichée au quartier Mozo dans la commune de Dibindi à Mbuji-Mayi, a vu affluer des cartons de cahiers, des cartables neufs et des sacs de riz. Un ballet discret, presque feutré, qui dit pourtant beaucoup d’une rentrée scolaire placée sous le signe de l’attention aux plus fragiles. La première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, est venue elle-même remettre ce soutien aux enfants pris en charge par cette institution du Kasaï-Oriental.
L’assistance, acheminée dans le cadre des actions de la Fondation LONA, mêle l’essentiel et le réconfort. Aux fournitures scolaires — kits, cartables, cahiers, stylos, crayons — s’ajoutent des jouets pour les tout-petits, mais aussi des vivres et des produits de première nécessité : sacs de riz et de semoule, sucre, bidons d’huile, tomates. Une composition qui répond à la fois aux besoins d’apprentissage et aux nécessités du quotidien, dans une région où l’accès à l’école reste un défi pour de nombreuses familles.
Un geste qui dépasse la simple rentrée
L’épouse du chef de l’État Félix Tshisekedi ne s’est pas contentée d’un don ponctuel. À travers cette action, elle entend contribuer à l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires, en couvrant aussi certains besoins alimentaires et d’hygiène. Une approche globale qui résonne avec la mission de la Fondation LONA, engagée auprès des personnes vulnérables.
La responsable de l’orphelinat, Sœur Bernadette Kapinga Kabwe, a exprimé sa gratitude à la présidente de la Fondation, tout en l’encourageant à poursuivre ses actions. Elle a également présenté le centre de rattrapage scolaire dont dispose l’orphelinat, une structure qui accompagne les enfants jamais scolarisés ou ayant interrompu leur parcours, afin de leur permettre d’atteindre le niveau requis pour intégrer le système scolaire.
Le rattrapage scolaire, un pont vers l’école formelle
Ce centre de rattrapage est un maillon discret mais essentiel du paysage éducatif local. Il offre une seconde chance à des enfants qui, pour des raisons diverses, sont restés en marge de l’école. En les préparant à rejoindre le cursus classique, il incarne une forme de résilience éducative, particulièrement précieuse dans une province où les infrastructures et les ressources manquent souvent.
La visite de la première dame à Mbuji-Mayi s’inscrit dans un déplacement plus large aux côtés du chef de l’État, venu inaugurer la nouvelle cathédrale. Après cette étape, Denise Nyakeru Tshisekedi poursuivra son itinérance à Mbuji-Mayi avant de se rendre à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, où elle compte mener d’autres actions concrètes dans le cadre de sa Fondation.
Une rentrée sous le signe de la solidarité
Alors que les écoliers congolais reprennent le chemin des classes, ce geste en faveur de l’orphelinat Saint-Joseph rappelle que la rentrée scolaire ne se joue pas seulement dans les salles de classe, mais aussi dans la capacité collective à soutenir ceux qui en sont le plus éloignés. Les cartables distribués ce lundi ne sont pas de simples objets : ils portent l’espoir d’un parcours plus stable, d’une scolarité possible malgré les ruptures.
À Mbuji-Mayi, la Fondation LONA a choisi de miser sur l’éducation comme levier de dignité. Et si les défis restent immenses, chaque enfant équipé, chaque repas partagé, chaque jouet offert trace un chemin un peu plus praticable vers l’école.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: actu30.cd
