Plus de 6 000 personnes déplacées vivent actuellement dans les sites d’accueil de Lubero-centre, au Nord-Kivu, sans accès à des kits d’hygiène ni à des équipements de protection. Cette situation, rapportée par la société civile locale, expose ces populations à un risque accru de maladies contagieuses, notamment la maladie à virus Ebola, dans une région où la vigilance sanitaire reste essentielle.
Pourquoi l’absence de kits d’hygiène est un problème concret
Les familles déplacées s’entassent dans des espaces exigus où les conditions d’hygiène sont très précaires. Le manque de savon, de dispositifs de lavage des mains, de désinfectants et d’autres produits essentiels complique le respect des mesures de prévention recommandées par les autorités sanitaires. Sans ces outils de base, il devient difficile de maintenir une hygiène minimale, ce qui augmente le risque de transmission de maladies comme Ebola, le choléra ou la diarrhée aiguë. La société civile souligne que cette absence d’assistance adaptée pourrait favoriser la propagation de maladies transmissibles dans ces sites, alors que la région reste sous la menace d’Ebola.
Les gestes simples qui manquent aux déplacés
Pour prévenir Ebola et d’autres infections, les autorités sanitaires recommandent des gestes simples : se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, utiliser des solutions hydroalcooliques, éviter les contacts avec les fluides corporels des personnes malades. Or, dans les sites de Lubero-centre, ces gestes sont impossibles à réaliser faute de moyens. Les points de lavage des mains sont absents, et les familles ne disposent pas de désinfectants. La société civile appelle donc à une distribution urgente de kits d’hygiène, à l’installation de points de lavage des mains et au renforcement de l’assainissement des sites. Ces mesures pratiques sont essentielles pour protéger les déplacés et limiter les risques sanitaires.
Un appel à l’action pour éviter une crise sanitaire
Les acteurs communautaires demandent aux autorités, aux organisations humanitaires et aux partenaires du secteur de la santé d’agir sans délai. Ils insistent également sur la nécessité de poursuivre les campagnes de sensibilisation auprès des déplacés, afin de rappeler les bons gestes et de lutter contre les rumeurs. Cette alerte intervient alors que le territoire de Lubero continue d’accueillir de nombreuses familles ayant fui les violences liées aux groupes armés. Les besoins humanitaires demeurent considérables et dépassent largement les moyens de réponse actuellement disponibles. Pour la société civile, une intervention rapide est indispensable pour protéger les populations déplacées et éviter qu’une crise sanitaire ne vienne s’ajouter à la situation humanitaire déjà préoccupante.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
