Actualité RDC aujourd’hui : voici les principaux faits publiés par CongoQuotidien ce 15/06/2026. Cette journée est marquée par des tensions politiques autour du projet de référendum, des accusations graves au sein de la majorité présidentielle, et une insécurité persistante dans l’Est du pays, avec des conséquences humanitaires et sociales préoccupantes.
1. Référendum en RDC : le Sénat adopte une version amendée, l’opposition claque la porte
Le Sénat a voté à l’unanimité la loi sur le référendum, mais avec des modifications par rapport au texte de l’Assemblée nationale. Ce vote, acquis par les 89 sénateurs présents, intervient dans un climat politique tendu, marqué par l’opposition farouche de certaines forces politiques à toute initiative perçue comme un prélude à une réforme constitutionnelle. Les sénateurs de l’opposition ont quitté la séance avant le vote final, dénonçant une réforme constitutionnelle dangereuse en période d’occupation d’une partie du territoire par l’armée rwandaise. Le rapport de la Commission politique, administrative, juridique et des droits humains (PAJ), présidée par le sénateur Jules Lodi, a introduit des amendements aux articles 8, 9, 14, 19 et 23, rendant nécessaire la mise en place d’une commission mixte paritaire pour harmoniser les deux versions. Cette étape parlementaire, bien que technique, pourrait avoir des conséquences directes pour les citoyens, car la loi sur l’organisation du référendum est un maillon essentiel pour toute consultation populaire, y compris dans le cadre d’une éventuelle révision constitutionnelle. Lire l’article complet.
2. Augustin Kabuya accuse l’opposition de vouloir incendier le Palais du peuple
Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a formulé des accusations graves contre l’opposition congolaise lors d’une matinée politique au siège du parti à Limete, le 14 juin 2026. Il affirme que des leaders de la Dynamique C64 ont recruté des miliciens Mobondo et des kuluna pour brûler le Palais du peuple et déstabiliser Kinshasa, rejetant les blessures des opposants comme un « montage ». Selon lui, le sit-in du 13 juin, organisé devant le Palais du peuple pour dénoncer tout changement de la Constitution, n’était qu’un prétexte pour exécuter un « plan macabre ». Il a également lié le financement de cette manifestation à des personnalités extérieures, évoquant des fonds reçus de Paul Kagame, Joseph Kabila et Moïse Katumbi, sans fournir de preuves. Ces allégations s’inscrivent dans un climat de défiance entre le pouvoir et l’opposition, et ont suscité des réactions contrastées, notamment du PPRD qui a dénoncé une « atteinte grave aux droits démocratiques ». La communauté internationale, par la voix de l’Union Européenne et de la Belgique, a exprimé sa préoccupation et soutenu l’idée de poursuites judiciaires pour faire la lumière sur les violences. Lire l’article complet.
3. UDPS : Augustin Kabuya dénonce l’inaction des alliés face à l’opposition
Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a exprimé son mécontentement face au manque d’implication des partis de la majorité présidentielle dans la défense du pouvoir. Il s’exprimait ce dimanche 14 juin devant les militants de son parti, dans un contexte de tensions autour du projet de référendum. Selon lui, plusieurs formations alliées se contentent de bénéficier des avantages liés à leur appartenance à la majorité sans participer activement à la bataille politique, laissant l’UDPS seule en première ligne pour répondre aux accusations de l’opposition. « Depuis ces montages des vidéos de l’opposition je n’ai vu aucun parti de la majorité ne se mobilise face aux mensonges de l’opposition ; ils laissent l’UDPS seule défendre le pouvoir et ne voient que leur intérêt et les postes politique », a-t-il déclaré. Malgré cette situation, il a réaffirmé la détermination de son parti à soutenir le président Félix Tshisekedi, assurant que l’UDPS s’inscrit dans la légalité. Cette prise de parole met en lumière une fracture au sein de la coalition au pouvoir, fragilisant sa position face à une contestation grandissante. Lire l’article complet.
4. Butembo : une crise d’épilepsie cause une noyade, la sécurité des malades en question
Un habitant du quartier Rughenda, à Butembo, est mort noyé ce lundi 15 juin 2026 après une crise d’épilepsie survenue près de la rivière qui sépare son quartier de Kyaghala. Souffrant d’épilepsie, il a été victime d’une crise alors qu’il se trouvait à proximité du cours d’eau, selon John Kameta, président local de la société civile. Malgré l’intervention rapide de riverains, le décès est survenu sur place. Ce drame met en lumière les risques quotidiens auxquels sont exposées les personnes épileptiques dans des environnements non sécurisés, et la nécessité de mesures préventives concrètes. La société civile appelle à mieux protéger les personnes épileptiques face aux risques environnementaux, en insistant sur l’importance de la sensibilisation et de l’accompagnement social pour réduire la stigmatisation et prévenir de nouveaux accidents. Lire l’article complet.
5. Masisi : une dizaine de disparus après des arrestations attribuées à l’AFC/M23
L’ASBL Conscience féminine pour les droits et le développement (CFDD) alerte sur des enlèvements et exécutions de civils dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Une dizaine de civils sont portés disparus après une série d’arrestations attribuées à des présumés cadres de l’AFC/M23, survenues au cours des dix derniers jours précédant le 12 juin. Parmi les disparus figurent Jérôme Maheshe et Rodrigue Bukanga, deux agents de l’équipe locale de Médecins Sans Frontières Belgique, enlevés en juin 2026. La CFDD fait également état de l’exécution de huit civils dans la nuit du 9 juin dans le groupement Bukombo, secteur d’Oso Banyungu, attribuée aux rebelles du M23. L’organisation appelle à la mobilisation des autorités congolaises, des organisations internationales et des partenaires humanitaires pour faire la lumière sur ces disparitions et ces exécutions, et pour que cessent toute forme d’abus. Lire l’article complet.
6. Bombardement à Mushali : trois morts et un lourd impact sanitaire et agricole
Trois civils ont été tués et cinq autres grièvement blessés le samedi 13 juin 2026, lors d’un bombardement attribué aux rebelles de l’AFC/M23 dans le village de Mushali, en territoire de Walikale au Nord-Kivu. Des drones ont largué des obus qui ont également touché les localités de Muunda et Buhimba, dans le groupement voisin de Waloa Yungu. Les blessés, atteints par des éclats d’obus, ont d’abord été évacués vers une structure sanitaire de Mungazi avant d’être transférés à l’Hôpital général de référence de Kibua pour une prise en charge spécialisée. Ce drame a provoqué un climat de peur, poussant de nombreux cultivateurs à abandonner leurs activités agricoles et à fuir la zone, ce qui aggrave les risques alimentaires et la vulnérabilité économique des familles. L’insécurité persistante dans cette région continue de peser lourdement sur les populations civiles. Lire l’article complet.
7. RDC-Égypte : un programme de formation militaire pour renforcer les FARDC
Au retour de sa visite officielle en Égypte les 10 et 11 juin 2026, le Président Félix Tshisekedi a annoncé un programme de formation de militaires congolais en Égypte, visant à renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Le Vice-Premier ministre de la Défense, en coordination avec le chef d’état-major général des FARDC, a été chargé de soumettre un plan d’exécution détaillé pour ce renforcement de la coopération militaire. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de défis sécuritaires persistants à l’Est du pays, où les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont confrontées à l’agression attribuée au Rwanda via la rébellion de l’AFC/M23. La formation de militaires congolais en Égypte pourrait contribuer à une montée en compétence des forces armées, en leur apportant des savoir-faire techniques et tactiques nécessaires pour répondre aux menaces actuelles. Lire l’article complet.
