La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) se tient prête à déployer ses premières missions de vérification du cessez-le-feu dans l’Est du pays. Son chef, James Swan, l’a confirmé jeudi 2 juillet à Kinshasa, à l’issue d’un entretien avec le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo. La mission onusienne n’attend plus que la désignation officielle des sites d’intervention par le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+).
Un appui logistique déjà renforcé
Depuis décembre 2025, la résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies a confié à la MONUSCO un mandat élargi d’appui au mécanisme de monitoring et de vérification du cessez-le-feu. James Swan a révélé que la mission avait déjà renforcé les capacités opérationnelles et logistiques du Mécanisme conjoint de vérification renforcé (MCVR+). « Nous avons fourni un appui logistique et nous sommes prêts », a-t-il déclaré, précisant que la planification était en cours pour accompagner les missions sur les sites identifiés.
Une disponibilité conditionnée à la désignation des sites
Le représentant spécial du Secrétaire général a insisté sur le fait que la MONUSCO était en attente d’une décision du mécanisme conjoint. « Dès que le mécanisme décide sur les sites à visiter », les équipes onusiennes pourront se déployer. Cette déclaration intervient alors que des appels pressants se multiplient, notamment lors de la réunion d’évaluation de l’Accord de Washington à Londres et au Conseil de sécurité, pour accélérer la première mission de vérification.
Un mandat élargi au service des processus de paix
Au-delà de l’appui logistique, la MONUSCO entend contribuer à la mise en œuvre des processus de paix en cours, dont l’Accord de Washington et le processus de Doha soutenu par l’Union africaine. James Swan a rappelé que la mission, qui compte plus de 8 000 militaires, travaillait en partenariat étroit avec les Forces armées de la RDC (FARDC), notamment dans le Grand Nord et en Ituri. La protection des civils, le désarmement et la réforme du secteur de la sécurité restent au cœur de son action.
Un contexte diplomatique en mouvement
Cette annonce fait suite à la sixième session du Comité mixte de surveillance tenue à Londres, où Kinshasa et Kigali ont réitéré leur engagement à demander l’ajustement du mandat de l’EJVM+ pour inclure la vérification des engagements de l’Accord de Washington. Les deux parties ont également convenu d’appuyer le déploiement rapide de ce mécanisme et de créer des conditions politiques et sécuritaires propices aux vérifications conjointes. La MONUSCO, en tant que partenaire technique et logistique, se positionne ainsi comme un acteur central de la consolidation du cessez-le-feu dans l’Est de la RDC.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
