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Naufrage meurtrier à Ilebo : au moins 20 morts et plus de 100 disparus

Un naufrage d’une baleinière surchargée a fait au moins 20 morts et plus de 100 disparus dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026, à la jonction des rivières Kasaï et Sankuru, dans le territoire d’Ilebo, province du Kasaï. L’embarcation, qui transportait plus de 200 passagers et des marchandises, a quitté le port Kalina en toute illégalité, aux alentours de 22 heures, pour contourner les contrôles de sécurité. Un bilan provisoire communiqué par l’administrateur du territoire, François Kabula, fait état de 80 rescapés et de 20 corps sans vie retrouvés. Les opérations de recherche se poursuivent.

Un départ nocturne pour échapper aux contrôles

Selon les premières informations recueillies, la baleinière assurait la liaison commerciale entre Ilebo et la province du Sankuru. Pour s’affranchir des vérifications de sécurité et dissimuler la surcharge, l’embarcation a appareillé de nuit, vers 22 heures, en violation des règles de navigation. Une survivante a confirmé que le bateau avait quitté le port en situation de surcharge. C’est en atteignant le point de confluence des deux cours d’eau que l’embarcation, soumise à une pression excessive, s’est brisée avant de sombrer.

Un bilan provisoire lourd et des recherches en cours

L’administrateur du territoire d’Ilebo, François Kabula, a livré un premier décompte : 80 rescapés et 20 corps sans vie repêchés. Plus de 100 personnes restent portées disparues. Les survivants ont été sauvés grâce à l’intervention rapide de pêcheurs locaux présents à proximité. La Force navale a été dépêchée sur les lieux pour établir un bilan plus précis et poursuivre les recherches le long des berges. Aucun bilan officiel définitif n’a encore été communiqué par les autorités.

La société civile dénonce l’irresponsabilité des armateurs

La société civile d’Ilebo a vivement réagi à ce drame. François Malepo, président de la société civile locale, a dénoncé l’avidité des transporteurs fluviaux : « Les armateurs ne cherchent que l’argent, ils se moquent des vies humaines. Ils chargent trop de personnes et de marchandises, sans aucun gilet de sauvetage à bord. » La société civile exige des sanctions exemplaires, un contrôle technique rigoureux des embarcations et l’obligation du port du gilet de sauvetage pour chaque passager.

Des passagers vulnérables parmi les victimes

Parmi les passagers se trouvaient de nombreux élèves qui regagnaient leurs foyers après avoir présenté les épreuves de l’Examen d’État. Leur présence accroît l’émotion et l’inquiétude des familles, toujours sans nouvelles de leurs proches. Les opérations de secours se poursuivent, mais l’angoisse reste vive dans la région.

Article Ecrit par Cédric Botela

Sources: Actualite.cd, radiookapi.net

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