Le Parc national des Virunga déploie cinq postes de dépistage de la maladie à virus Ebola le long de ses principaux axes de circulation. Cette initiative vise à renforcer la surveillance sanitaire dans une zone où l’épidémie de la souche Bundibugyo, déclarée le 15 mai 2026, continue de progresser. Le parc, qui s’étend sur 300 kilomètres au cœur de la région touchée, voit les deux tiers de sa superficie et la majeure partie de son personnel opérer dans les zones affectées. Concrètement, cela signifie que les équipes du parc sont en première ligne, à la fois exposées au risque et mobilisées pour le contrôler.
Un dispositif de contrôle naturel
La fondation qui gère le parc décrit ce dernier comme un réseau de points de contrôle naturels sur les axes empruntés par les voyageurs quittant la zone épidémique. Cette configuration géographique permet de positionner les postes de dépistage à des endroits stratégiques, où le flux de personnes est important. Chaque station pourrait ainsi dépister plusieurs milliers de personnes par jour sur une période de six mois, selon les estimations de la fondation. Cela représente une capacité de surveillance considérable, capable de filtrer un grand nombre de voyageurs et de repérer rapidement les cas suspects.
Un financement recherché poste par poste
Le financement de chaque poste est recherché séparément, pour un montant de 17 000 livres sterling par unité. Cette approche modulaire permet de mobiliser des ressources de manière ciblée, en fonction des besoins et des contributions disponibles. La fondation n’a pas précisé l’état d’avancement de la collecte de fonds, mais souligne l’importance de ces postes pour limiter la propagation du virus. Pour les communautés locales et les voyageurs, ces postes représentent un maillon essentiel : ils offrent un dépistage gratuit et rapide, réduisant le risque de transporter le virus vers d’autres régions.
Une souche sans vaccin
L’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle il n’existe aucun vaccin. Des cas ont été confirmés à Goma et dans l’ouest de l’Ouganda, illustrant la capacité de diffusion de la maladie. Le dépistage précoce devient donc un outil essentiel pour identifier les personnes infectées et briser les chaînes de transmission. En pratique, une personne dépistée positive peut être immédiatement isolée et prise en charge, ce qui protège son entourage et limite la propagation.
La mise en place de ces postes de dépistage s’inscrit dans une stratégie plus large de riposte, où la détection rapide des cas suspects permet d’orienter les patients vers des structures de prise en charge adaptées. En l’absence de vaccin, les mesures de surveillance et de prévention restent les piliers de la lutte contre cette épidémie. Pour les habitants et les voyageurs, ces postes offrent une information claire sur leur état de santé et contribuent à casser les chaînes de transmission, protégeant ainsi les familles et les communautés.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
