Le lancement des travaux d’entretien mécanisé de la Route Nationale N°6, lundi 31 août, marque une étape concrète dans la réponse du gouvernement provincial du Sud-Ubangi à la dégradation avancée de cet axe vital. Le gouverneur ad intérim, Jean-René Galekwa, a présidé la cérémonie officialisant un contrat de service avec la société ENCONSTLA SARL pour le tronçon Gemena – Boyabu – Libenge. D’un linéaire total de 175 kilomètres, le projet est évalué à 955 429 dollars américains pour un délai d’exécution de 120 jours. La première phase, qui s’étend sur 70 kilomètres, a vu le déploiement des engins dès le mardi 1er septembre, signalant le démarrage effectif des opérations sur le terrain.
Un contrat structuré pour un axe stratégique
Le découpage de la première phase révèle une approche méthodique : Gemena – Bodili (24 km), Bodili – Bodeme (1 km), Bodeme – Bozoko (10 km), Bozoko – Mbari (15 km), Mbari – Bokembe (12 km) et Bokembe – Bonwazi (8 km). Cette segmentation permet un suivi précis de l’avancement et une mobilisation ciblée des moyens. La RN6, considérée comme le poumon économique de la province, assure la liaison entre Gemena, Libenge et Bangui, capitale de la République centrafricaine, via la ville frontalière de Zongo. Sa dégradation, aggravée par la saison des pluies, a entravé la mobilité des populations et des opérateurs économiques, rendant cette intervention d’autant plus attendue.
Une réponse aux difficultés de mobilité
Pour le gouverneur intérimaire, Jean-René Galekwa Vundawe, cette initiative constitue une réponse concrète aux difficultés de mobilité rencontrées par les citoyens et les acteurs économiques. L’exécutif provincial entend placer les infrastructures au cœur de son action, la préservation de la RN6 étant essentielle pour sécuriser les échanges commerciaux et renforcer la connectivité de la province avec les pays voisins. Cette orientation traduit une volonté de faire de la route un levier de développement, dans un contexte où l’enclavement freine les dynamiques locales.
Un enjeu de suivi et de transparence
Si le lancement des travaux est un signal positif, la question du suivi de l’exécution reste centrale. Le contrat de 120 jours impose des échéances précises, et la population comme les opérateurs économiques seront attentifs au respect des délais et à la qualité des interventions. La dégradation avancée de la RN6 a eu des conséquences directes sur la vie quotidienne, et l’efficacité de cet entretien mécanisé conditionnera la reprise d’une circulation fluide. L’engagement des autorités provinciales devra se traduire par une communication régulière sur l’avancement des travaux, afin de maintenir la confiance des citoyens dans cette action publique.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: mediacongo.net
