Le gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi, Jean-René Galekwa Vundawe, a procédé ce mardi 1er septembre 2026 à la remise d’un lot de vivres et de non-vivres à la prison centrale d’Angenga. Ce don s’inscrit dans le cadre de l’inauguration du nouveau bureau administratif de l’établissement et de la libération de 40 détenus, décidée par le Procureur Général près le Parquet de Grande Instance de Gemena.
Un appui matériel ciblé pour la prison d’Angenga
Le lot remis par le gouvernement provincial comprend 10 sacs de farine de manioc, 10 sacs de farine de maïs, 5 sacs de niébé, un groupe électrogène, plus de 144 matelas et une caméra de surveillance. Cette dernière doit permettre aux autorités provinciales de contrôler les entrées et sorties ainsi que les mouvements quotidiens au sein de l’établissement carcéral. L’équipement de surveillance vise à renforcer la sécurité et la transparence dans la gestion de la prison, un enjeu récurrent dans les établissements pénitentiaires de la région.
La dignité humaine au centre de l’action provinciale
Dans son allocution, Jean-René Galekwa Vundawe a justifié ce geste par le respect de la dignité humaine. « Les prisonniers sont simplement privés de leur liberté. En dehors de cela, ils ont le droit de dormir dans de bonnes conditions, de manger et de se divertir », a-t-il déclaré. Le gouverneur intérimaire a également annoncé qu’il entamera dès ce mercredi 2 septembre des démarches auprès des autorités judiciaires provinciales concernant la présence de nombreux mineurs en conflit avec la loi à la prison d’Angenga. L’objectif est que ces enfants soient soit libérés, soit traduits devant leur juge naturel, le Tribunal pour enfants. Cette annonce intervient alors que la question des mineurs en détention prolongée suscite des préoccupations croissantes dans la province.
Des détenus dénoncent des lenteurs judiciaires
Les bénéficiaires ont remercié le gouverneur pour cet acte humanitaire, tout en dénonçant les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire au Sud-Ubangi. Certains détenus affirment avoir passé plus de trois ans en détention sans avoir été jugés. Ils sollicitent l’implication des autorités politiques pour que leurs dossiers soient examinés dans les meilleurs délais. Ces témoignages mettent en lumière les difficultés structurelles du système judiciaire local, où les délais de traitement des affaires pénales restent un défi majeur pour l’accès à la justice.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités politiques, judiciaires, sécuritaires et policières de la province, soulignant l’importance accordée à cette initiative par les institutions locales.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
