La reprise des cours dans les hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu, est compromise par les violences qui ont poussé plus de 10 000 familles à fuir leurs villages. L’administrateur du territoire, Samy Badibanga, dresse un constat alarmant : plusieurs écoles sont endommagées ou détruites, et des milliers d’enfants déplacés ne peuvent pas reprendre le chemin de l’école.
Des infrastructures scolaires touchées par les affrontements
Selon l’autorité territoriale, des établissements scolaires ont été directement touchés par des attaques. Des salles de classe sont inutilisables, privant les élèves d’infrastructures et de matériel pédagogique. Samy Badibanga attribue certaines destructions à des frappes de drones qu’il présente comme menées par l’armée rwandaise. Cette affirmation n’a pas été corroborée par une source indépendante dans les éléments disponibles.
La destruction des écoles aggrave une situation déjà précaire. Les enfants déplacés, qui ont fui avec leurs familles, se retrouvent sans cadre d’apprentissage. L’administrateur du territoire insiste sur l’urgence de réhabiliter ces infrastructures pour éviter une année scolaire perdue.
Plus de 10 000 familles déplacées, une scolarisation compromise
Les familles déplacées, ayant perdu une partie de leurs biens lors de leur fuite, disposent de moyens limités pour assurer la scolarité de leurs enfants. Une partie d’entre elles vit dans des familles d’accueil ou dans des sites de fortune, notamment à Malicha. « Plusieurs enfants déplacés qui ont fui leur village auront du mal à regagner l’école. Les parents démunis, les écoles détruites […] sont abandonnées à leur triste sort », déplore Samy Badibanga.
Cette situation crée un risque de décrochage scolaire massif. Les enfants, privés de repères et de ressources, pourraient être contraints d’abandonner leurs études. L’administrateur du territoire appelle à une mobilisation rapide pour fournir un appui matériel et financier aux familles.
Un risque d’enrôlement forcé des jeunes déplacés
L’administrateur du territoire alerte également sur le risque d’enrôlement forcé des jeunes déplacés par des groupes armés actifs dans la région. Il appelle les autorités nationales et provinciales à renforcer l’assistance aux déplacés et à prendre des mesures pour assurer la protection des enfants et permettre la reprise des activités scolaires. Il demande un appui humanitaire en faveur des familles déplacées ainsi que des mesures sécuritaires permettant de préserver la scolarité des enfants dans les zones affectées par les violences.
La rentrée scolaire 2026-2027 dans les hauts plateaux de Fizi reste donc incertaine. Les autorités territoriales espèrent une intervention rapide pour éviter que cette crise ne compromette durablement l’avenir des enfants déplacés.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
