La Direction générale des impôts (DGI) à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, entame une réorganisation de ses services avec la nomination de nouveaux responsables à la tête des Centres des impôts synthétiques (CIS). Cette évolution vise à renforcer la mobilisation des recettes publiques et à mieux encadrer les contribuables, dans un contexte marqué par l’insécurité et l’épidémie d’Ebola qui pèsent sur l’activité économique locale.
Une nouvelle répartition des responsabilités
La cérémonie de remise et reprise, tenue mercredi 26 août 2026 au siège de la DGI à Bunia, a officialisé la scission du CIS en deux entités distinctes. Nz’mbu Ndahura Baraka prend désormais la direction du CIS de Bunia Ouest, tandis qu’Abamuzi Mushizi, son prédécesseur, est affecté au CIS de Bunia 1, compétent pour la partie Est de la ville. Cette réorganisation administrative répond à la nécessité d’adapter la collecte fiscale aux réalités du terrain.
Élargir l’assiette fiscale pour plus de recettes
Le nouveau responsable du CIS de Bunia Ouest a exposé ses priorités lors de sa prise de fonction. Il entend élargir l’assiette fiscale en intégrant les acteurs du secteur informel, nombreux dans la région. « On élargit l’assiette fiscale en faisant participer au paiement de l’impôt l’ensemble des contribuables de notre juridiction. Tous ceux qui, hier, se camouflaient dans le secteur informel, nous allons tout faire pour qu’ils participent à la charge publique, chacun suivant sa capacité contributive », a-t-il déclaré. L’objectif affiché est de faire du CIS Bunia 2 un centre pilote en matière de mobilisation des recettes fiscales au niveau national.
Un contexte sanitaire et sécuritaire contraignant
Cette réorganisation intervient alors que la province de l’Ituri fait face à des défis sécuritaires persistants dans certaines zones et à une épidémie d’Ebola. Ces facteurs affectent directement les revenus des ménages et des opérateurs économiques, réduisant leur capacité contributive. La DGI doit donc composer avec un environnement difficile, où la relance de la collecte fiscale nécessite à la fois pédagogie et pragmatisme. L’accompagnement des contribuables, évoqué par le nouveau responsable, apparaît comme un levier essentiel pour maintenir la confiance et encourager le civisme fiscal.
La réussite de cette nouvelle organisation dépendra de la capacité des équipes à concilier les exigences de rendement avec les contraintes locales. En élargissant la base imposable et en améliorant l’efficacité des services, la DGI espère consolider les finances publiques provinciales, indispensables au financement des services de base et à la réponse aux urgences sanitaires et humanitaires.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
