Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont signé, le lundi 20 juillet à Kinshasa, un partenariat stratégique destiné à élargir l’accès aux financements pour les acteurs économiques souvent exclus du système bancaire classique. L’objectif affiché est d’accélérer la transformation économique du pays en misant sur l’inclusion financière.
Un levier pour les exclus du crédit
L’accord s’inscrit dans le programme Action-Changement-Transformation par l’Inclusion financière. Il cible en priorité les femmes, les jeunes, les agriculteurs, les exploitants miniers ainsi que les micro, petites et moyennes entreprises. Ces catégories, bien que dynamiques, peinent à obtenir des prêts auprès des banques traditionnelles, faute de garanties ou de formalisation suffisante. Le partenariat entend donc créer des mécanismes de financement adaptés à leurs réalités, notamment en zone rurale.
Renforcer les capacités locales et les chaînes de valeur
Concrètement, le FPI et le PNUD prévoient de renforcer les compétences des prestataires de services financiers. Il s’agit de les outiller pour mieux évaluer les risques et proposer des produits accessibles. Un accent particulier sera mis sur l’appui aux chaînes de valeur agricoles, secteur clé pour l’emploi et la sécurité alimentaire. Les incubateurs d’entreprises bénéficieront aussi d’un accompagnement, tandis que les entrepreneurs recevront des formations pour stimuler l’innovation locale.
Un déploiement progressif et mesuré
Le partenariat sera d’abord testé via des projets pilotes dans des zones à fort potentiel économique. Cette approche prudente vise à évaluer l’impact réel des actions avant une éventuelle généralisation. Les deux institutions insistent sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources et d’un suivi de la viabilité des projets financés. L’évaluation de l’impact socio-économique est présentée comme un outil pour bâtir un tissu industriel plus résilient et compétitif.
Un engagement appuyé par la Suède
La signature de l’accord a réuni le Directeur général du FPI, Hervé Claude Batukonke, et le représentant résident du PNUD en RDC, Damien Mama. La présence de l’ambassadeur du Royaume de Suède en RDC, Joakim Varveka, souligne l’intérêt des partenaires internationaux pour cette initiative. La Suède est un bailleur de fonds important du PNUD et soutient régulièrement des programmes de développement inclusif en RDC.
En misant sur l’inclusion financière, le FPI et le PNUD espèrent créer un effet de levier pour les petits entrepreneurs et les producteurs. Reste à voir comment ces mécanismes seront concrètement mis en œuvre sur le terrain et s’ils parviendront à réduire durablement les inégalités d’accès au crédit.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
