Le corps sans vie d’une femme de 32 ans a été découvert mardi 13 juillet au matin dans le quartier Kalinga, à Kamituga, dans la province du Sud-Kivu. La victime a été violée avant d’être tuée par des hommes armés non identifiés, selon les informations rapportées par la société civile locale. Ce drame s’inscrit dans un climat d’insécurité persistante dans cette cité aurifère du territoire de Mwenga, où les exactions attribuées aux groupes armés se multiplient.
Un acte criminel dénoncé par les organisations de défense des droits des femmes
L’Association des femmes journalistes engagées pour la paix (AFJEP) a fermement condamné ce crime dans une note de dénonciation. L’organisation appelle les autorités à diligenter des enquêtes sérieuses afin que les responsables soient sévèrement punis. « Nous disons non à cet acte ignoble d’agression sexuelle et meurtre sur une femme âgée de 32 ans. Un acte de viol commis par des personnes non identifiées. Nous appelons à des enquêtes sérieuses des autorités pour que les auteurs de cet acte soient punis sévèrement », peut-on lire dans le communiqué de l’AFJEP. Cette prise de position souligne la gravité des violences sexuelles dans la région et l’urgence d’une réponse judiciaire.
Un contexte sécuritaire dégradé à Kamituga
Kamituga, cité aurifère du territoire de Mwenga, est sous le contrôle des miliciens wazalendo, alliés à l’armée congolaise. Depuis plusieurs semaines, la population civile dénonce des actes de violations des droits de l’homme attribués à ces groupes armés. La société civile a déjà organisé des mouvements de grève générale dans la région pour protester contre l’insécurité croissante. Ces mobilisations traduisent l’exaspération des habitants face à l’incapacité des autorités à garantir leur protection. La présence des wazalendo, censés soutenir les forces régulières, semble au contraire exacerber les tensions et les risques pour les civils.
Des appels à la justice et à la responsabilisation
Au-delà de l’AFJEP, d’autres organisations de défense des droits des femmes au Sud-Kivu exigent que les coupables répondent de leurs actes devant la justice. Ces structures insistent sur la nécessité de mettre fin à l’impunité qui entoure les violences sexuelles et les meurtres dans la zone. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur l’ouverture d’une enquête officielle concernant ce drame. L’absence de réaction institutionnelle immédiate risque d’alimenter le sentiment d’abandon parmi les populations locales, déjà éprouvées par des années de conflits armés. La société civile maintient la pression pour que des mesures concrètes soient prises afin de traduire les auteurs en justice et de prévenir de nouvelles atrocités.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
