Le trafic a repris entre Bukavu et la chefferie de Nindja, dans le territoire de Kabare, après plus de six mois de blocus imposé par les rebelles de l’AFC-M23. Cette réouverture, constatée ce jour, met fin à une paralysie qui avait lourdement pesé sur les échanges économiques et l’accès aux services essentiels pour les populations locales.
Un premier convoi accueilli dans l’allégresse
Selon des témoignages recueillis sur place, c’est dans une ambiance de chants et de danses que les habitants ont accueilli le premier convoi de motos en provenance directe de Bukavu. Ces engins transportaient des vivres et des passagers, redonnant espoir à une communauté longtemps plongée dans le désespoir. La reprise du trafic est perçue comme un véritable soulagement par la population.
Un blocus aux lourdes conséquences économiques
L’axe reliant Bukavu à Nindja était bloqué depuis plus de six mois en raison des affrontements répétés entre les groupes armés Wazalendo et le M23. Cette situation avait fortement fragilisé le circuit économique de la région, isolant la chefferie et entravant l’approvisionnement en biens de première nécessité. La réouverture devrait permettre de relancer les échanges avec cette zone longtemps enclavée.
Un accès aux services essentiels facilité
L’organisation Jeunesse active pour le développement, par la voix de son coordinateur Bienfait Izina, estime que cette réouverture facilitera l’accès de la population locale aux services essentiels. La chefferie de Nindja, située à environ 80 km de Bukavu, demeure marquée par une forte instabilité. Des mouvements citoyens et des représentants étudiants dénoncent régulièrement l’activisme des groupes armés qui y entretiennent l’insécurité. Malgré ces alertes, la zone reste sous contrôle des FARDC.
Un contexte sécuritaire toujours fragile
La reprise du trafic intervient dans un environnement où l’insécurité persiste. La chefferie de Nindja, entité coutumière du territoire de Kabare, est régulièrement le théâtre d’affrontements entre groupes armés. Les Wazalendo et le M23 continuent d’opérer dans la région, et les mouvements citoyens alertent sur les risques que cette instabilité fait peser sur les civils. La présence des FARDC, bien que confirmée, n’a pas encore permis de neutraliser toutes les menaces.
Un espoir prudent pour les populations
Si la réouverture de l’axe Bukavu-Nindja est accueillie avec soulagement, les habitants restent conscients de la précarité de la situation. La reprise des échanges économiques et l’accès aux services de base constituent une avancée significative, mais la persistance des groupes armés dans la zone rappelle que la stabilité demeure incertaine. Les prochains jours seront déterminants pour évaluer la durabilité de cette amélioration.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
