AccueilActualitéÉconomieÀ Kinshasa, VARCITA structure la résilience climatique

À Kinshasa, VARCITA structure la résilience climatique

Le Bureau central de coordination a ouvert, mercredi 1er juillet à Kinshasa, deux jours d’ateliers consacrés au projet VARCITA. Derrière cette réunion technique, l’enjeu est concret : organiser un programme de dix ans destiné à renforcer la résilience climatique des populations congolaises, avec des solutions adaptées à la gestion de l’eau, à l’agriculture et à la préservation des ressources naturelles.

Le projet s’inscrit dans une logique à la fois environnementale et économique. Il ne s’agit pas seulement de discuter des effets du changement climatique, mais de préparer une feuille de route pour des actions capables d’aider les communautés et les secteurs vulnérables à mieux s’adapter. Pour les institutions engagées, cette étape doit clarifier les priorités, les responsabilités et les mécanismes de mise en œuvre.

Un programme de dix ans à structurer

VARCITA est prévu sur une période de dix ans. Cette durée donne au programme une portée de long terme, importante pour des domaines où les résultats demandent de la continuité, notamment l’eau, l’agriculture et la gestion des ressources naturelles. Les ateliers lancés à Kinshasa doivent permettre aux partenaires de définir une feuille de route commune pour encadrer cette mise en œuvre.

Le BCECO porte ce cadre avec plusieurs partenaires institutionnels : l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, le Fonds pour l’environnement mondial, le ministère de l’Environnement et Développement durable ainsi que le ministère de l’Industrie et du Développement des PME. Cette composition traduit une approche où les enjeux climatiques sont liés aux politiques publiques, à l’industrie, aux petites et moyennes entreprises et aux financements internationaux.

L’eau, l’agriculture et les ressources naturelles ciblées

Le contenu du projet met l’accent sur trois axes directement liés à la vie économique des communautés : la gestion durable des ressources en eau, le développement agricole et la préservation des ressources naturelles. Ces secteurs sont présentés comme des points d’entrée pour renforcer l’adaptation face aux effets du dérèglement climatique.

Pour le lecteur non spécialiste, la résilience climatique désigne la capacité d’une population ou d’un secteur à continuer à fonctionner malgré les perturbations liées au climat, puis à s’adapter progressivement. Dans le cas de VARCITA, cette adaptation passe par la promotion d’initiatives innovantes et le transfert de solutions considérées comme adaptées aux défis rencontrés par les communautés congolaises.

Lors du lancement, le Directeur général du BCeCo, Alongo Longomba Sylvain, a insisté sur l’urgence d’agir. « Le changement climatique constitue une réalité dans nos vies quotidiennes », a-t-il déclaré. Son message replace le programme dans une logique pratique : apporter des réponses durables aux populations et aux secteurs économiques exposés.

Un cofinancement de 22 millions USD

Le programme VARCITA bénéficie d’un cofinancement de 22 millions de dollars américains. Ce montant constitue le socle financier annoncé pour soutenir les activités prévues dans le cadre du projet. Dans une lecture économique, ce financement doit surtout être compris comme un levier destiné à transformer des orientations climatiques en actions coordonnées.

La Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et Développement durable, Mbangu Kikumi Pascaline, a salué la collaboration entre les différents partenaires. Elle a présenté cette initiative comme une avancée importante pour les institutions nationales, notamment en matière d’accès aux financements environnementaux. Cet aspect est central, car l’adaptation climatique nécessite non seulement des projets, mais aussi des canaux capables de mobiliser et d’orienter les ressources disponibles.

Deux cents emplois annoncés

Au-delà de ses objectifs environnementaux, VARCITA prévoit la création de 200 emplois. Le chiffre reste limité à ce qui a été annoncé, mais il montre que le projet est également associé à des retombées socio-économiques. L’enjeu est de relier l’adaptation au changement climatique à des activités utiles aux communautés et aux secteurs concernés.

La feuille de route en cours d’élaboration devra donc préciser comment les ambitions du programme seront traduites dans la durée. À ce stade, les faits documentés indiquent une volonté de coordonner les partenaires autour d’un cadre commun, avec un financement identifié, des secteurs ciblés et des effets attendus sur l’emploi. La portée réelle du projet dépendra de sa mise en œuvre effective au fil des dix années prévues.

Article Ecrit par Amissi G

Source: radiookapi.net

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