Kinshasa accueille, du 27 juin au 7 juillet, la première édition de l’Expo Lumumba international horizon 2030 au Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale. Organisée en marge du 66e anniversaire de l’indépendance de la RDC, cette manifestation place la mémoire de Patrice Lumumba au cœur d’un rendez-vous culturel qui veut aussi parler d’égalité, de dignité et d’unité.
L’initiative, portée par Schadrack Kalenga, se présente comme un espace de transmission autour du premier Premier ministre de la République démocratique du Congo après l’indépendance, reconnu comme héros national. Dans un pays où la mémoire de l’indépendance reste un repère civique fort, l’exposition cherche à faire dialoguer histoire, création artistique et message social, sans séparer le souvenir politique de son expression culturelle.
Kinshasa remet Lumumba au centre du débat civique
Le choix de Kinshasa n’est pas neutre dans la portée symbolique de cette première édition. Capitale politique et culturelle, la ville devient, pendant cette période, un lieu de rassemblement autour d’une figure majeure de l’histoire congolaise. L’événement ne se limite pas à une commémoration formelle : il entend valoriser le patrimoine historique et culturel lié à Patrice Émery Lumumba.
Selon Schadrack Kalenga, l’activité est consacrée à la mémoire de celui qui fut le premier chef du gouvernement congolais après l’indépendance. Cette orientation donne à l’exposition une dimension civique. Elle invite à regarder la mémoire nationale non seulement comme un héritage à préserver, mais aussi comme un support de réflexion sur les valeurs publiques que les organisateurs associent à Lumumba.
Art, scène et mémoire de l’indépendance
D’après les organisateurs, la manifestation propose une exposition riche et variée, mêlant art plastique, musique, danse et arts de la scène. Cette diversité de formes artistiques donne à l’événement une portée accessible à plusieurs publics. Elle permet aussi d’aborder l’histoire par d’autres langages que le discours institutionnel classique.
Schadrack Kalenga présente l’Expo Lumumba comme un cadre destiné à porter différentes expressions artistiques, avec une place de départ accordée à la peinture. Il rattache également cette démarche à une ambition plus large : faire de l’exposition une occasion de rapprocher les peuples autour des valeurs d’égalité et de dignité qu’il associe à Patrice et Marie Lumumba.
Cette articulation entre art et mémoire donne à l’événement une signification particulière. L’histoire de l’indépendance n’y est pas seulement évoquée comme un souvenir national. Elle devient un terrain d’expression, où les artistes sont appelés à traduire, chacun par sa discipline, une mémoire politique encore présente dans la société congolaise.
Un projet inclusif tourné vers 2030
Les organisateurs insistent aussi sur le caractère inclusif de l’exposition. Selon Schadrack Kalenga, elle porte un message d’égalité et d’unité entre les peuples du monde. Cette formulation élargit le cadre de l’initiative : à partir de Kinshasa, l’événement veut inscrire la mémoire congolaise dans une conversation culturelle plus vaste.
L’initiateur annonce l’ambition de trouver une ville dans chaque continent afin qu’à l’horizon 2030, l’Expo Lumumba ait parcouru les cinq continents avec un message d’amour pour la race humaine et de diversité culturelle et artistique. Cette projection reste présentée comme un objectif par ses organisateurs, mais elle éclaire la volonté donnée à cette première édition : faire de la mémoire de Lumumba un point de départ pour un dialogue international.
Une mémoire portée par la responsabilité publique
En inscrivant cette exposition dans la période de célébration de l’indépendance, les organisateurs placent la culture au contact direct de la mémoire nationale. L’enjeu, pour le public, est de retrouver dans un même espace le rappel d’une trajectoire politique et la présentation de créations contemporaines.
La démarche pose une question civique simple : comment transmettre une mémoire historique sans la figer ? L’Expo Lumumba international horizon 2030 répond par la voie artistique, en réunissant plusieurs disciplines autour d’un symbole central de l’histoire congolaise. À ce stade, les faits disponibles montrent surtout une initiative culturelle à forte charge mémorielle, dont la première étape se déroule à Kinshasa avant l’ambition affichée d’un déploiement international.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
