Le Programme alimentaire mondial (PAM) a distribué, ce mercredi 10 juin, des rations alimentaires à plus de 30 familles de patients atteints d’Ebola ou placés en quarantaine à l’Hôpital général de référence de Beni, au Nord-Kivu. Cette assistance vise à répondre à un double besoin : soutenir nutritionnellement les ménages affectés et limiter leurs déplacements, un facteur clé dans la prévention de la propagation du virus. Dans une province où plus de 600 cas suspects ont déjà été enregistrés, avec plusieurs décès signalés, chaque geste compte pour briser les chaînes de transmission.
Un appui nutritionnel pour briser la chaîne de contamination
Les rations distribuées sont prévues pour couvrir les besoins alimentaires d’un mois. Elles comprennent de la farine de maïs, du riz, des haricots, de l’huile végétale et du sel de table. En réduisant la nécessité pour les familles de sortir chercher de la nourriture, cette aide contribue à restreindre les contacts potentiels avec des personnes infectées. Selon les autorités sanitaires, cette stratégie est essentielle dans un contexte épidémique actif. Concrètement, une famille qui reçoit ces denrées peut éviter les marchés ou les points de rassemblement, diminuant ainsi le risque d’exposition au virus. Cette approche combine sécurité alimentaire et mesure barrière, un principe simple mais efficace dans la lutte contre Ebola.
Des repas chauds pour les patients et le personnel soignant
En complément des rations sèches remises aux familles, le PAM prépare et distribue quotidiennement des repas chauds et nutritifs aux malades hospitalisés ainsi qu’au personnel médical mobilisé dans la riposte. Cette assistance nutritionnelle directe soutient les structures sanitaires confrontées à l’épidémie, en veillant à ce que les patients reçoivent une alimentation adaptée et que les soignants puissent maintenir leurs forces durant les longues heures de prise en charge. Pour un patient atteint d’Ebola, une nutrition adéquate peut soutenir l’organisme dans sa lutte contre le virus. Pour un infirmier ou un médecin, un repas chaud est un appui concret qui lui permet de rester concentré et efficace dans un environnement à haut risque.
Un impact concret sur le quotidien des bénéficiaires
Parmi les bénéficiaires figure Ekuke Mafille, dont la tante est placée en quarantaine depuis une dizaine de jours. Elle estime que cette aide permettra à sa famille de réduire certaines dépenses alimentaires et de consacrer ses ressources limitées à d’autres besoins essentiels du ménage. Ce témoignage illustre comment l’assistance alimentaire peut alléger la pression économique sur des foyers déjà fragilisés par la maladie. Dans un ménage où un membre est isolé, les revenus peuvent chuter brutalement. L’aide du PAM ne remplace pas un salaire, mais elle évite que la faim ne s’ajoute à l’angoisse de la maladie. C’est un filet de sécurité qui permet aux familles de se concentrer sur le soutien à leur proche et le respect des consignes sanitaires.
Un appui logistique pour renforcer la riposte
Au-delà de l’aide alimentaire, le PAM contribue aux opérations de riposte par un appui logistique. L’organisation assure le transport d’équipements médicaux, d’équipes de santé et d’acteurs humanitaires vers les zones touchées par Ebola. Cet accompagnement vise à faciliter les interventions sur le terrain et à renforcer la capacité de réponse des autorités sanitaires face à la maladie. Acheminer rapidement des kits de protection ou des vaccins vers une zone reculée peut faire la différence entre une flambée localisée et une propagation plus large. En mettant son expertise logistique au service de la riposte, le PAM aide à réduire les délais d’intervention, un facteur critique dans la gestion d’une épidémie.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
