Des détonations d’armes lourdes et légères ont retenti jusqu’au matin du mercredi 10 juin dans plusieurs localités du territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Des sources locales rapportent des affrontements entre les groupes armés Wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23, notamment à Kishanja et Kasenyi, où la situation demeure tendue. Ces combats s’inscrivent dans une reprise des hostilités observée depuis la journée de mardi, ravivant les craintes d’une dégradation sécuritaire durable dans cette partie de la province.
Reprise des hostilités à Kashovu et Kasenyi
Après une journée de mardi déjà marquée par une reprise des combats, des tirs nourris ont de nouveau été entendus tôt ce mercredi matin dans le village de Kashovu et ses environs, dans le groupement Ufamandu. Des affrontements ont également été signalés à Kasenyi, dans le groupement de Kibabi. Selon des sources locales, des éléments de la coalition Maï-Maï Lamuka et du Groupe Armé des Volontaires (GAV) auraient riposté à une attaque lancée par les rebelles de l’AFC/M23 dès 5 heures du matin. La nature des armes utilisées et la durée des échanges de tirs témoignent de l’intensité des opérations en cours, sans qu’un bilan humain ou matériel précis n’ait été communiqué à ce stade.
Déplacements et perturbations socioéconomiques
La société civile locale indique que cette nouvelle escalade de violence provoque des déplacements de populations et perturbe les activités socioéconomiques dans plusieurs zones affectées. Des combats avaient déjà été rapportés mardi dans le village de Kazinga, situé dans le groupement Nyamaboko, en secteur d’Osso Banyungu. Les mouvements de civils cherchant à fuir les zones de combat compliquent l’accès aux services de base et accentuent la pression sur les localités d’accueil, déjà fragilisées par un contexte humanitaire précaire. Les sources locales expriment leurs inquiétudes quant aux conséquences de cette reprise des violences, notamment sur le déroulement des activités scolaires dans la zone.
Inquiétudes pour le calendrier scolaire
À la veille du Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) et à quelques jours du début des Examens d’État 2026, la société civile redoute des perturbations dans l’organisation des épreuves. Elle appelle les autorités scolaires à prendre des mesures préventives afin de protéger les élèves concernés et de limiter l’impact de l’insécurité sur leur participation aux examens. La tenue de ces évaluations, cruciales pour le parcours des élèves, pourrait être compromise si les combats persistent ou s’étendent à d’autres localités du territoire de Masisi. Aucune déclaration officielle des autorités provinciales ou nationales n’a été rapportée dans l’immédiat concernant d’éventuelles dispositions exceptionnelles.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
