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Mbuji-Mayi : deux motocyclistes attaqués en une semaine, le gouverneur exige un renforcement sécuritaire

Deux attaques à main armée ciblant des motocyclistes ont été enregistrées en moins d’une semaine à Mbuji-Mayi et dans ses environs, dans la province du Kasaï-Oriental. Le dernier incident s’est produit ce lundi 9 juin 2026 près de la localité de Lac Lomba, sur la route nationale numéro 1, sur l’axe Lukalaba–Mbuji-Mayi. Un conducteur transportait deux clients armés depuis Lukalaba, localité située à environ 50 kilomètres. À l’entrée de Lac Lomba, les passagers ont ouvert le feu sur le conducteur, le blessant au bras. La victime a été acheminée vers un centre hospitalier pour des soins d’urgence.

Cette agression fait suite à un autre drame survenu jeudi dernier vers 5 heures du matin. Un motocycliste a été abattu au lieu-dit Mobile, en plein centre-ville de Mbuji-Mayi, par deux individus non identifiés qui ont également emporté sa moto. Face à cette situation, le gouverneur de province a exprimé sa vive inquiétude ce lundi lors du salut au drapeau. Il exige un renforcement immédiat des dispositifs sécuritaires pour protéger les habitants et leurs biens.

Tensions chez les conducteurs de motos-taxis

Ces attaques à répétition provoquent une vive tension chez les conducteurs de motos-taxis. En signe de protestation contre l’insécurité persistante et le manque de protection, plusieurs manifestants ont détruit des barrières de contrôle dédiées au paiement du jeton journalier. Ce geste illustre la frustration d’une profession qui se sent abandonnée face à la multiplication des vols à main armée. Les motocyclistes, qui assurent une part importante du transport local, réclament des mesures concrètes pour garantir leur sécurité sur les axes routiers.

Le climat de méfiance est accentué par des dérives au sein même des forces de l’ordre. La semaine dernière, un agent de la Police nationale congolaise a été présenté à l’autorité provinciale. Il est accusé d’avoir extorqué deux motocyclettes et des biens de la population dans le territoire de Katanda. Cet incident met en lumière les difficultés rencontrées par les forces de sécurité dans la province, où la frontière entre protection et prédation semble parfois poreuse.

Un agent de la PNC accusé d’extorsion

L’affaire de l’agent de la Police nationale congolaise accusé d’extorsion dans le territoire de Katanda a été portée devant l’autorité provinciale. Selon les informations disponibles, cet agent aurait soustrait deux motocyclettes ainsi que d’autres biens appartenant à des civils. Ce type de comportement, lorsqu’il est avéré, sape la confiance entre la population et les institutions chargées de la sécurité. Il complique également la tâche des autorités qui tentent de restaurer l’ordre dans une région déjà éprouvée par l’insécurité.

La présentation de cet agent à l’autorité provinciale suggère qu’une procédure disciplinaire ou judiciaire pourrait être engagée. Toutefois, aucun détail n’a filtré sur les suites réservées à cette affaire. Dans un contexte où les motocyclistes sont directement visés par des attaques meurtrières, de tels agissements au sein des forces de l’ordre ne peuvent qu’aggraver le sentiment d’insécurité.

Le gouverneur exige un renforcement sécuritaire

Lors du salut au drapeau, le gouverneur a exprimé sa vive inquiétude et a exigé un renforcement immédiat des dispositifs sécuritaires. Cette déclaration intervient dans un contexte de multiplication des vols à main armée visant les motocyclistes, qui constituent un moyen de transport essentiel dans la région. Les autorités provinciales sont attendues sur des mesures concrètes pour endiguer cette insécurité.

La route nationale numéro 1, théâtre de la dernière attaque, est un axe vital pour les échanges entre Lukalaba et Mbuji-Mayi. La récurrence des agressions sur cet itinéraire pourrait avoir des conséquences sur la mobilité des personnes et des biens. Pour l’heure, aucun dispositif spécifique n’a été annoncé, mais l’exigence du gouverneur laisse présager une possible intensification des patrouilles ou des contrôles.

La colère des motocyclistes, manifestée par la destruction de barrières de péage, constitue un avertissement pour les autorités. Si la situation ne s’améliore pas, d’autres mouvements de protestation pourraient éclater, perturbant davantage le fragile équilibre sécuritaire de la province. Le gouverneur, en prenant la parole publiquement, a voulu montrer que l’exécutif provincial prenait la mesure de la crise. Reste à savoir si cette prise de conscience se traduira par des actes à la hauteur des attentes.

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: radiookapi.net

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