AccueilActualitéSecurité17 mai : L'appel à l'unité des FARDC face à l'agression rwandaise

17 mai : L’appel à l’unité des FARDC face à l’agression rwandaise

La célébration de la Journée nationale des Forces armées de la République démocratique du Congo, ce dimanche 17 mai 2026, a pris une résonance particulière. Dans un pays où les lignes de front de l’Est ne cessent de s’embraser, cette commémoration s’est muée en un appel vibrant à la cohésion nationale. Peut-on encore parler de simple rituel protocolaire quand l’intégrité territoriale est menacée au quotidien ?

En effet, depuis des années, l’Est de la RDC subit les assauts répétés de l’agression rwandaise, matérialisée par le mouvement terroriste AFC/M23. Face à cette menace existentielle, le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, porte-parole intérimaire des FARDC, a livré un message sans ambages. Il a salué le courage des troupes déployées, mais a surtout profité de ce 17 mai pour lancer un appel à l’unité, tranchant avec le flot de polémiques qui fragilise le moral des combattants.

« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont suivi avec préoccupation certaines déclarations publiques visant à discréditer ou à jeter le doute sur les efforts consentis », a tonné l’officier dans un communiqué. Une phrase lourde de sens qui pointe du doigt les discours de division en période de guerre. Comment tolérer que des voix, sous couvert de liberté d’opinion, sapent la détermination de ceux qui risquent leur vie pour la nation ?

Le message de l’armée est clair : en cette période sensible, l’intérêt supérieur de la Nation doit l’emporter sur les querelles politiciennes. La lutte contre les terroristes de l’ADF/MTM-ISCAP et d’autres groupes ne pourra aboutir sans un front uni. C’est pourquoi la journée nationale FARDC a été l’occasion de réclamer un soutien moral sans faille à tous les responsables militaires et à l’ensemble des forces engagées, y compris les partenaires ougandais, burundais et la MONUSCO.

L’appel à l’unité résonne comme un impératif de survie. Les FARDC rappellent que le combat exige la confiance envers « nos institutions » et demandent à la population de rejeter les discours de haine et de démoralisation. À quel moment la déstabilisation psychologique est-elle devenue une arme acceptable contre son propre camp ?

Le symbole du 17 mai dépasse le cadre militaire. Cette date, qui marque la chute de Mobutu en 1997 et l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila, puis l’évolution politique avec Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, est désormais celle de la « Révolution et des Forces armées ». Ce dimanche, jour chômé et payé, les Congolais étaient invités à méditer sur le sacrifice des soldats et sur le prix de la paix. La mémoire historique se mêle à l’urgence sécuritaire.

Dans les rangs des militaires, on espère que cet appel ne restera pas lettre morte. La démobilisation des esprits face à l’agression rwandaise est un luxe que la RDC ne peut plus se permettre. L’armée, en rendant hommage aux morts et aux vivants, a surtout voulu rappeler une vérité simple : sans unité nationale, la victoire est impossible.

Et maintenant ? La balle est dans le camp de la société civile et des acteurs politiques. Le discours des FARDC est un cri du cœur qui devrait interpeller chaque citoyen. Car quand l’ennemi est aux portes, les divisions ne sont que des brèches offertes. À méditer en ce jour de commémoration.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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