La France a officiellement pris, ce mardi 1er septembre 2026, la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour un mois. Dans ce rôle, elle devra organiser les travaux, assurer la régularité des échanges et faciliter les décisions sur les crises inscrites à l’agenda, dont la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Cette présidence intervient alors que la région des Grands Lacs reste marquée par une instabilité persistante. La mission permanente de la France auprès des Nations unies a indiqué que le Conseil continuera à se réunir pour assurer le suivi des crises dont il est saisi, notamment en RDC, afin de veiller à la mise en œuvre des résolutions adoptées.
Un engagement maintenu pour la RDC et les processus de paix
Dans une note publiée pour la circonstance, la représentation française souligne que « le Conseil doit rester engagé au service du respect des principes fondamentaux de la Charte et de l’ordre international et en soutien des processus de paix ». Cette formule englobe plusieurs dossiers, dont l’Afghanistan, Haïti, l’Iran, le Soudan, la Syrie et la RDC.
La présidence française coïncide avec l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies et sa semaine de haut niveau à New York. Paris promet une présidence « réactive et agile face à l’évolution des crises internationales », avec une attention particulière aux situations en Ukraine, au Moyen-Orient et en Afrique.
Le cadre onusien face à la crise de l’Est
En tant que porte-plume au Conseil de sécurité, la France a élaboré les résolutions 2773 et 2808, adoptées à l’unanimité en 2025. La résolution 2773 exige la cessation des hostilités, le retrait des troupes étrangères et le démantèlement des milices, tandis que la résolution 2808 proroge d’une année le mandat de la MONUSCO.
Plus d’un an après son adoption, la résolution 2773 souffre encore de problèmes d’application et d’exécution. La réouverture de l’aéroport de Goma, annoncée lors de la conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs tenue à Paris le 30 octobre 2025, reste toujours en suspens.
Une présidence sous le signe du multilatéralisme
La France entend également appuyer les processus de réforme du Conseil de sécurité et promouvoir l’initiative franco-mexicaine visant à encadrer l’usage du droit de veto en cas d’atrocités de masse, soutenue par 122 États. Elle défendra la place du français comme langue de travail et donnera la parole à des experts et à des représentants de la société civile.
Cette présidence peut être perçue comme une opportunité pour Paris de pousser à la mise en œuvre des mesures adoptées, en vue d’appuyer les initiatives diplomatiques visant au retour de la paix dans l’Est de la RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
