Le lancement des préparatifs de la deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme (FMMT) a eu lieu ce mardi 1er septembre 2026 à Kinshasa, sous la conduite du ministre du Tourisme, Didier Mazenga Mukanzu. L’événement, prévu du 8 au 10 octobre prochain, se présente comme un levier économique pour la République démocratique du Congo, au-delà de sa dimension culturelle. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier une économie encore fortement dépendante des ressources extractives.
Un festival pensé comme un outil de diversification économique
Le ministre du Tourisme a insisté sur le rôle que peut jouer le tourisme dans la diversification de l’économie congolaise. Selon lui, ce secteur offre des opportunités de création d’emplois et de revenus, dans un pays où l’économie reste largement dépendante des industries extractives. Le festival est ainsi présenté comme une occasion de stimuler des activités génératrices de revenus pour les populations locales, notamment dans l’hôtellerie, la restauration, le transport et l’artisanat. En effet, chaque visiteur ou participant génère une demande de services qui profite directement aux petits entrepreneurs et aux travailleurs du secteur informel.
Des retombées attendues pour les acteurs locaux
Pendant trois jours, Kinshasa accueillera des artistes, des opérateurs économiques, des professionnels du tourisme, des partenaires internationaux et des décideurs institutionnels. Cette concentration d’acteurs devrait favoriser les échanges commerciaux et la signature de partenariats. Les organisateurs espèrent que ces rencontres déboucheront sur des investissements concrets dans le secteur touristique, avec des effets positifs sur l’emploi et les revenus des ménages impliqués dans la chaîne de valeur touristique. Les hôtels, les restaurants, les transporteurs et les guides locaux pourraient ainsi bénéficier d’une hausse d’activité pendant la durée du festival, mais aussi à plus long terme si des accords sont conclus.
Un positionnement stratégique pour attirer les investisseurs
Le thème retenu, « Tourisme et musique : bâtir des ponts entre les peuples », souligne la volonté de faire du festival une plateforme de dialogue entre les cultures et les économies. La collaboration avec ONU Tourisme et le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine renforce la crédibilité de l’événement auprès des partenaires internationaux. Pour Didier Mazenga, ce festival ne doit pas être perçu comme une simple activité institutionnelle, mais comme une opportunité d’affaires et un levier de développement économique et social. Cette déclaration traduit une ambition claire : transformer un rendez-vous culturel en un forum économique capable d’attirer des capitaux étrangers et de stimuler l’entrepreneuriat local.
Les organisateurs comptent également mettre en avant les richesses culturelles et touristiques de la RDC, de la musique à la gastronomie, en passant par le patrimoine. Cette vitrine pourrait susciter l’intérêt d’investisseurs étrangers et encourager le développement d’infrastructures touristiques, un secteur encore sous-exploité malgré son potentiel. La mise en valeur de ces atouts constitue un argument de poids pour convaincre les partenaires financiers de s’engager dans des projets durables, créateurs d’emplois et de valeur ajoutée locale.
En définitive, le FMMT se positionne comme un rendez-vous économique majeur pour la RDC. Son succès dépendra de la capacité des autorités à transformer cet événement en catalyseur d’investissements durables et en moteur de création d’emplois pour les Congolais. Les retombées espérées ne se limiteront pas aux trois jours de festivités : elles devront se traduire par des partenariats concrets, des infrastructures améliorées et une meilleure visibilité internationale de la destination RDC.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
