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Dialogue national : l’UNC soutient, la C64 rejette, quel impact économique ?

Le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique congolaise. D’un côté, les députés nationaux membres des regroupements A/A UNC et AVK 2018 affichent leur soutien à cette initiative. De l’autre, la coalition d’opposition C64 rejette le format proposé, y voyant une manœuvre pour prolonger le mandat présidentiel. Ces positions divergentes, exprimées à Kinshasa à la fin du mois d’août, dessinent les contours d’un débat qui pourrait peser sur la stabilité institutionnelle et, par ricochet, sur l’environnement économique du pays.

Un soutien parlementaire conditionné à la refondation de l’État

Réunis le vendredi 29 août au Palais du peuple, les élus de l’UNC et de l’AVK 2018 ont réaffirmé leur adhésion au processus de dialogue. Le président de ces deux regroupements, Claude Misare Mugomberwa, a déclaré que, en tant que deuxième force politique de la majorité parlementaire, ils s’engageaient à participer activement et à proposer des recommandations traduisibles en décisions politiques concrètes. Cette position s’inscrit dans une logique de contribution à la paix et à la refondation de l’État, avec un appel à l’ensemble des forces vives – acteurs politiques, société civile, chefs coutumiers, confessions religieuses, organisations féminines et jeunesse – à soutenir ce processus.

La C64 dénonce un risque de prolongation du mandat

À l’inverse, la coalition C64, principale plateforme d’opposition, a exprimé son rejet du dialogue lors d’une déclaration faite le vendredi 28 août. Selon Martin Fayulu, l’un de ses leaders, le président Félix Tshisekedi chercherait à se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat, dont la fin est fixée dans 754 jours. La C64 estime que derrière ces « états généraux » se profile la poursuite de manœuvres en vue d’un changement de Constitution et d’un troisième mandat, ainsi qu’un risque de balkanisation du pays. L’opposition a appelé la population à participer massivement à une marche prévue le 15 septembre pour défendre la Constitution.

Un clivage politique aux implications économiques potentielles

La divergence entre majorité et opposition sur le dialogue national intervient dans un contexte où la stabilité politique est un facteur clé pour la confiance des investisseurs et la continuité des réformes économiques. Si le soutien des députés de l’UNC peut être perçu comme un signal de cohésion au sein de la majorité, le rejet de la C64 et l’appel à manifester pourraient raviver des tensions sociales. Or, l’incertitude politique tend à freiner les décisions d’investissement et à compliquer la mise en œuvre de politiques publiques économiques. Les prochaines semaines, notamment autour de la marche annoncée, seront donc observées de près par les acteurs économiques, soucieux de la préservation d’un climat des affaires stable en République démocratique du Congo.

Article Ecrit par Amissi G

Sources: radiookapi.net, actu30.cd

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