La rentrée scolaire 2026-2027 a débuté ce mardi 1er septembre à Ngandanjika, dans la province de Lomami, mais avec une présence très réduite des élèves dans plusieurs établissements. Ce démarrage en demi-teinte illustre les difficultés économiques que traversent de nombreuses familles de cette région, où l’agriculture constitue la principale source de revenus.
Dans les écoles visitées, les salles de classe sont restées en grande partie vides. Plusieurs parents rencontrés expliquent qu’ils n’ont pas encore réuni les moyens nécessaires pour acheter les fournitures scolaires. La saison agricole écoulée a été difficile, ce qui a réduit les revenus des ménages. « La situation économique est vraiment difficile. Nous n’avons pas encore réuni tout ce qu’il faut pour acheter les fournitures scolaires des enfants. Pour nous qui dépendons de l’agriculture, la production n’a pas été bonne cette saison. Nous devons encore chercher les moyens pour compléter ce qui manque », témoigne un parent de Ngandanjika.
Un calendrier qui pousse certains parents à reporter l’envoi des enfants
Au-delà des contraintes financières, le choix de la date de rentrée influence aussi la fréquentation. Plusieurs parents estiment qu’il est difficile de commencer les cours en milieu de semaine. Ils préfèrent utiliser les prochains jours pour finaliser les préparatifs et prévoient d’envoyer leurs enfants à l’école dès le lundi 7 septembre, avec l’ensemble des fournitures nécessaires. Ce report volontaire contribue à la faible affluence constatée le premier jour.
L’administration scolaire confirme une rentrée effective mais peu suivie
André Kabunda Madika, sous-proved de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) Ngandanjika 1, confirme que la rentrée scolaire est effective dans sa juridiction. « La rentrée scolaire est effective. Les cours se donnent normalement dans les écoles. Nous constatons cependant que plusieurs parents n’ont pas encore envoyé leurs enfants à l’école », déclare-t-il. Il déplore cette faible présence et invite les parents à ne pas attendre de disposer de nouveaux uniformes avant d’envoyer leurs enfants à l’école.
Un appel à privilégier la reprise des cours
Le sous-proved insiste sur l’importance de ne pas interrompre l’apprentissage. « Même si les parents n’ont pas encore les moyens d’acheter de nouveaux uniformes, ils peuvent envoyer les enfants avec les anciens. L’essentiel, c’est que les enfants soient à l’école et qu’ils ne perdent pas les cours », précise André Kabunda Madika. Il appelle ainsi les familles à privilégier la reprise effective des cours et à régulariser progressivement les autres besoins scolaires.
Cette rentrée timide à Ngandanjika reflète les tensions économiques qui pèsent sur les ménages de la Lomami. La dépendance à une agriculture fragilisée par une mauvaise saison retarde l’achat des fournitures et, par conséquent, l’envoi des enfants à l’école. L’administration scolaire, tout en reconnaissant la réalité des difficultés, cherche à maintenir la continuité pédagogique en rappelant que la présence en classe reste prioritaire.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
