Trois enfants d’une même famille ont perdu la vie ce jeudi 2 juillet 2026 à Musimba, dans la chefferie de Baswagha, territoire de Lubero (Nord-Kivu). Un écroulement de blocs a détruit leur maison en planches alors qu’ils s’y abritaient de la pluie. Ce drame, survenu dans une zone rurale déjà éprouvée, soulève des questions sur la sécurité des populations face à des pratiques d’exploitation non régulées.
Un abri devenu piège mortel
Selon Bayireke Kisusu, coordonnateur de la Société civile du peuple congolais (SOCIPECO), les victimes étaient réfugiées chez elles pour échapper aux intempéries. « Un cas de drame s’est produit dans notre localité. Il s’agit d’un écroulement de blocs sur une maison en planches. Lors de cet écroulement, trois enfants, membres d’une même famille, ont perdu la vie. Les victimes sont mortes sur-le-champ lors de cette catastrophe », a-t-il expliqué. La pluie, phénomène naturel récurrent, a ainsi transformé un foyer en piège, révélant la vulnérabilité des habitations précaires.
La SOCIPECO réclame des enquêtes
Face à ce drame, la société civile exige l’ouverture d’enquêtes pour déterminer les causes exactes de l’incident. Bayireke Kisusu a insisté sur la nécessité de faire la lumière sur les responsabilités. Les corps des victimes ont été levés avec l’autorisation des autorités compétentes, mais les circonstances de l’écroulement restent à éclaircir. Cette demande d’investigation traduit une méfiance envers des pratiques locales d’extraction de matériaux, souvent menées sans contrôle.
Exploitation anarchique : un risque collectif
Le coordonnateur de la SOCIPECO a également mis en garde contre l’exploitation de blocs ou de briques dans des endroits inappropriés. Sans désigner de responsables précis, il a souligné le danger que représentent ces activités pour les communautés. À Musimba, comme dans d’autres localités du Lubero, l’extraction informelle de matériaux de construction peut fragiliser les sols et exposer les habitations à des effondrements. Ce drame illustre les conséquences directes d’une absence de régulation sur la vie des citoyens.
Prévenir plutôt que subir
Au-delà de l’émotion, cet événement interroge la capacité des autorités à protéger les populations. La SOCIPECO appelle à des mesures préventives pour éviter de nouvelles pertes humaines. Dans une région où les constructions précaires côtoient des sites d’extraction sauvage, la question de l’aménagement du territoire devient cruciale. Les habitants de Musimba, déjà confrontés à l’insécurité et à la pauvreté, paient ici un lourd tribut à l’absence de politiques publiques adaptées. Ce deuil pourrait-il servir de déclic pour une prise de conscience collective ?
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
