Les combats entre la rébellion de l’AFC‑M23 et les groupes Wazalendo se sont intensifiés ce mercredi 1er juillet 2026 dans les territoires de Masisi et Kalehe, provoquant un déplacement de populations et une crise humanitaire croissante. Selon des sources locales, plusieurs localités ont été le théâtre d’affrontements violents, marqués par l’usage d’armes lourdes et de drones. Un calme relatif était observé en fin de matinée dans plusieurs zones affectées, mais la situation reste tendue, les forces en présence demeurant en position d’observation.
Des combats sur plusieurs axes du Masisi
Dans le territoire de Masisi, les hostilités ont éclaté sur les axes Ngungu‑Ufamandu, dans la chefferie des Bahunde, et Nyange‑Bibwe, dans la chefferie des Bashali. La coalition Wazalendo, sous le commandement de Maachano du groupe Maï‑Maï Lamuka, a progressé lundi jusqu’à Kasake, à environ cinq kilomètres de Ngungu. De nouveaux affrontements ont été signalés mardi à Kyambombo et Lumbishi, dans le territoire voisin de Kalehe. La journée du 30 juin a été marquée par une forte tension dans la localité de Mpati, où des tirs d’artillerie lourde ont été entendus, notamment dans les villages de Nyange et Bibwe.
Un calme précaire à Bulende après une tentative de débordement
À Bulende, dans le groupement Bashali Mokoto, un calme précaire est observé au lendemain des combats. Les rebelles de l’AFC/M23 ont tenté de déborder vers Bukonde, à la limite entre les groupements Bashali Mokoto et Kisimba, afin de contourner les positions de Mindjendje et d’atteindre Mpety. Ils se sont heurtés à une résistance des Wazalendo, qui les ont repoussés. D’après des sources sécuritaires, les rebelles se sont repliés vers Malemo, leur position initiale. Ce jeudi, la situation sécuritaire reste instable dans la zone, bien qu’une accalmie s’y observe pour l’instant.
Usage de drones et bilan humain incertain
Les mêmes sources indiquent que les rebelles utilisent des drones pour attaquer les positions tenues par les Wazalendo. Le bilan de ces affrontements demeure inconnu, mais des détonations d’armes lourdes et légères ont semé la panique parmi les habitants des villages environnants. Dans la zone de Nyange et Bibwe, des tirs d’artillerie lourde ont été entendus le 30 juin, faisant un mort civil et sept blessés, selon certaines sources, qui rapportent également des pillages de biens et de bétail. Ces exactions aggravent la précarité des communautés locales, déjà éprouvées par l’insécurité persistante.
Une crise humanitaire qui s’aggrave
Depuis la semaine dernière, la situation reste préoccupante dans cette zone à cheval entre Masisi et Kalehe. La société civile déplore une crise humanitaire croissante, marquée par la précarité des communautés locales et l’insécurité persistante. Les affrontements récurrents entravent l’accès aux services de base et accentuent les déplacements forcés de populations. Ce jeudi, bien qu’une accalmie relative soit observée dans plusieurs zones affectées, les forces en présence demeurent en position d’observation, laissant craindre une reprise des hostilités. La communauté internationale et les autorités congolaises sont appelées à renforcer la protection des civils et à garantir un accès humanitaire dans ces territoires instables.
Article Ecrit par Cédric Botela
Sources: radiookapi.net, Actualite.cd
