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Maniema : ordre de supprimer les barrières illégales

Le ministre provincial de l’Intérieur du Maniema, Lawamo Selemani Taylor, a ordonné la suppression immédiate de toutes les barrières routières illégales érigées par la Police de circulation routière sur l’ensemble de la province. L’instruction figure dans un message officiel daté du lundi 22 juin 2026 et adressé aux services concernés ainsi qu’aux entités territoriales de base.

La mesure vise les barrages installés en violation de la réglementation en vigueur. Elle place les autorités locales devant une obligation d’exécution rapide, avec demande de rapport en urgence. Le ministère provincial de l’Intérieur entend ainsi faire appliquer une décision déjà encadrée par un arrêté provincial antérieur.

Une instruction adressée aux autorités locales

Dans son message, Lawamo Selemani Taylor instruit les chefs de divisions, commissariats, territoires, secteurs et chefferies de procéder au démantèlement des barrières routières concernées. L’ordre porte sur l’ensemble du Maniema et cible les installations illégales attribuées à la Police de circulation routière.

Le document est également adressé aux FARDC, à l’ANR, à la DGM ainsi qu’à l’ensemble des chefs d’entités territoriales de base. Cette liste montre que l’exécution de la mesure n’est pas limitée à un seul service administratif. Elle implique plusieurs structures appelées à agir dans le cadre de leurs responsabilités respectives, sans que le message ne donne d’autres détails opérationnels.

Un cadre fixé par l’arrêté du 16 août 2024

La décision s’appuie sur l’arrêté N°013/CAB/GP-MMA/2024 du 16 août 2024. Ce texte avait déjà supprimé certaines barrières dans la province du Maniema. Selon les éléments du message officiel, ces barrières étaient considérées comme un frein à la libre circulation des personnes et des biens.

Le rappel de cet arrêté donne un fondement administratif à la nouvelle instruction. Il permet aussi de situer la mesure dans une continuité réglementaire. Le ministère provincial de l’Intérieur ne présente donc pas l’ordre comme une initiative isolée, mais comme une mise en application d’une disposition déjà prise contre des barrières jugées contraires aux règles en vigueur.

Dans ce cadre, la suppression des barrières routières illégales devient une exigence de conformité. Les autorités territoriales et sécuritaires sont appelées à constater, démanteler et rendre compte. Le message insiste sur l’urgence du rapport, ce qui renvoie à une logique de suivi administratif plutôt qu’à une simple annonce.

Le CLS sollicité en cas de résistance

Le ministre provincial prévoit aussi la conduite à tenir en cas de résistance. Les autorités locales sont appelées à se faire accompagner des membres du Comité local de sécurité. Cette précision inscrit l’exécution de la mesure dans un cadre sécuritaire local, sans que le document ne donne d’indication sur des incidents précis.

Le message exige en outre la saisine de l’auditorat militaire. Cette étape est présentée comme une suite à engager lorsque la situation l’exige. Elle traduit la volonté de rattacher l’opération à une procédure formelle, notamment lorsque des obstacles sont opposés au démantèlement des barrages visés.

Le gouvernement provincial demande par ailleurs un accusé de réception « sans faille ». Cette formulation, présente dans les éléments fournis, confirme le caractère impératif de la communication adressée aux destinataires. Elle place aussi la responsabilité du suivi au niveau des services qui ont reçu l’instruction.

Des dénonciations récurrentes des usagers

Cette mesure intervient dans un contexte de dénonciations récurrentes des usagers. Ceux-ci accusent ces barrières de servir de cadre à des tracasseries. Le message officiel ne détaille pas les cas signalés, mais il relie l’ordre de suppression à un problème déjà identifié autour de la circulation sur les routes de la province.

En rappelant l’objectif de libre circulation des personnes et des biens, le ministère provincial de l’Intérieur replace la question des barrières routières dans le champ de la responsabilité publique. L’enjeu immédiat reste l’exécution effective de l’ordre donné aux autorités locales, puis la transmission des rapports exigés par la hiérarchie provinciale.

À ce stade, les faits établis tiennent au contenu du message officiel du 22 juin 2026, à son fondement dans l’arrêté du 16 août 2024 et aux suites demandées aux services concernés. Le suivi de cette décision dépendra des rapports attendus et des mesures prises en cas de résistance constatée sur le terrain.

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: actu30.cd

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