La recrudescence des violences sexuelles sur mineures dans le territoire de Tshilenge, au Kasaï-Oriental, suscite une vive inquiétude. Le cadre de concertation de la société civile locale a recensé au moins sept cas de viol en moins de quinze jours, selon une déclaration faite à la presse mardi 11 août. Son président, Jean-Claude Ngandu, a appelé les autorités judiciaires à renforcer la lutte contre l’impunité, dénonçant des pratiques qui, selon lui, compromettent la justice.
Une série de viols signalés en deux semaines
Les faits rapportés par la société civile de Tshilenge concernent des filles mineures. Jean-Claude Ngandu a indiqué que tous les cas ont été dénoncés devant l’officier du ministère public. « En moins de quinze jours, nous avons enregistré plus de sept cas de viols. Tous ces cas ont été dénoncés devant l’officier du ministère public », a-t-il déclaré. La structure citoyenne s’inquiète de la fréquence de ces actes et de leur traitement judiciaire.
Des libertés provisoires contestées
Le président du cadre de concertation a exprimé des réserves sur l’octroi de libertés provisoires à certains présumés auteurs de violences sexuelles. Selon lui, cette pratique, lorsqu’elle concerne des personnes disposant de moyens financiers, alimente un sentiment d’injustice parmi les victimes et leurs familles. « Nous demandons à la justice de fixer ces dossiers devant les tribunaux et d’éviter d’accorder des libertés provisoires aux présumés auteurs disposant de moyens financiers », a-t-il ajouté. La société civile réclame des poursuites rigoureuses pour dissuader de nouveaux agresseurs.
Le recours aux arrangements à l’amiable en cause
Outre les questions de procédure, le cadre de concertation dénonce le recours fréquent à des arrangements à l’amiable entre familles. Cette pratique, selon ses responsables, compromet la recherche de justice et favorise la répétition des violences. La structure estime que les cas de viol sur mineurs doivent faire l’objet de poursuites judiciaires rigoureuses afin de protéger les victimes et de dissuader les potentiels agresseurs.
Un besoin d’accompagnement psychosocial et juridique
Face à l’ampleur du phénomène, la société civile affirme être débordée par les sollicitations. Jean-Claude Ngandu indique que les bureaux de la structure reçoivent un nombre croissant de victimes et de familles en quête d’assistance. Il lance un appel aux partenaires techniques et financiers pour soutenir les initiatives de sensibilisation, de prise en charge psychosociale et sanitaire des victimes. « Nos bureaux sont presque inondés de cas. Nous demandons aux partenaires de venir en aide dans le cadre de la sensibilisation, de l’accompagnement psychosocial et sanitaire. L’accompagnement juridique demeure cependant un défi majeur », a-t-il souligné.
Le parquet assure un traitement rapide des dossiers
Contacté à ce sujet par Radio Okapi, le procureur de la République a réagi en affirmant que les affaires de viol sur mineurs sont traitées avec diligence par la cellule spécialisée en violences sexuelles du parquet de Tshilenge. Selon lui, les autorités judiciaires restent déterminées à faire respecter la loi et à garantir que les dossiers soient examinés conformément aux procédures en vigueur.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
