Six cas confirmés de tuberculose ont été signalés vendredi 19 juin à la prison centrale de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, après une campagne de dépistage organisée dans cet établissement pénitentiaire. Ce résultat concerne un milieu fermé où la promiscuité peut faciliter la circulation d’une maladie respiratoire lorsque les personnes atteintes ne sont pas séparées des autres.
Selon le docteur Marcel Kazadi, coordonnateur provincial de la lutte contre la tuberculose, l’opération de dépistage de la tuberculose s’est déroulée du 11 au 15 juin. Elle a ciblé plus de cinq cent quatre-vingt-dix détenus et membres du personnel pénitentiaire. Le dépistage a permis d’identifier les personnes présentant des signes évocateurs de la maladie, puis de confirmer les cas nécessitant une prise en charge.
Six cas confirmés après le dépistage
La tuberculose est une maladie qui nécessite un diagnostic et un traitement adaptés. Dans le cas de la prison centrale de Mbuji-Mayi, le dépistage a d’abord permis de repérer soixante-seize personnes présentant des signes pouvant faire penser à la maladie. Au terme de cette campagne, six cas ont été confirmés.
Ces chiffres permettent de distinguer deux niveaux d’information importants pour le lecteur. D’un côté, les personnes qui présentaient des signes évocateurs lors du dépistage. De l’autre, les cas confirmés, c’est-à-dire ceux pour lesquels la maladie a été établie. Cette distinction est essentielle afin d’éviter toute confusion entre suspicion et confirmation.
Le docteur Marcel Kazadi indique que des mesures sont prises pour assurer la prise en charge des malades. Il affirme aussi que les médicaments nécessaires sont déjà disponibles pour soigner les quatre-vingt-deux personnes concernées. La source ne détaille pas davantage la composition de ce groupe, mais précise que les médicaments sont disponibles pour leur prise en charge.
La promiscuité complique la séparation
Au-delà du dépistage, le principal point de préoccupation soulevé par le coordonnateur provincial concerne les conditions d’isolement dans la maison carcérale. Le docteur Kazadi déplore le fait que des prisonniers sains vivent dans les mêmes espaces que les malades. Selon lui, l’établissement ne dispose d’aucune salle réservée aux tuberculeux.
Dans une prison, la séparation des personnes atteintes d’une maladie contagieuse constitue une mesure pratique pour réduire les contacts rapprochés. Le problème signalé à Mbuji-Mayi est donc simple à comprendre: lorsque les malades et les personnes non atteintes restent ensemble chaque jour, la promiscuité carcérale peut maintenir la chaîne de transmission.
Le coordonnateur provincial l’exprime en ces termes: « Si au moins nous avions des salles où l’on peut séparer ces malades de ceux qui ne sont pas encore atteints, ce serait une bonne chose. À ce moment-là, on peut couper cette chaîne de transmission, mais ils vivent ensemble chaque jour ».
Des salles séparées toujours attendues
Pour Marcel Kazadi, la construction de salles réservées aux patients devient une mesure urgente afin de limiter la propagation de la maladie dans ce milieu fermé. Cette demande ne date pas de la campagne de juin. En mars 2026, la coordination provinciale avait déjà lancé le même appel aux autorités, en demandant la construction de deux salles en dehors des grands dortoirs communs.
L’objectif de cette séparation était déjà clairement posé: stopper la chaîne de transmission des maladies contagieuses dans la prison. Dans les faits rapportés, la difficulté ne porte donc pas seulement sur le dépistage ou la disponibilité des médicaments, mais aussi sur l’organisation des espaces à l’intérieur de l’établissement.
À ce stade, les informations disponibles indiquent que les cas confirmés sont pris en charge et que les médicaments nécessaires sont disponibles. Elles montrent aussi que l’absence de salles réservées reste un point sensible pour la prévention. Dans un environnement carcéral, la réponse sanitaire dépend ainsi de deux leviers complémentaires: traiter les personnes concernées et réduire les contacts qui peuvent favoriser de nouvelles contaminations.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
