Le siège du parti de Martin Fayulu, à Kinshasa, a été le théâtre de violences graves ce jour, selon un témoignage direct de l’opposant. Joint par téléphone depuis les lieux où il se trouvait retranché avec plusieurs responsables de l’opposition, il a décrit une situation marquée par l’intervention de la police et des éléments de la Force du Progrès, ayant entraîné des pertes humaines et de nombreux blessés.
Un bilan humain lourd confirmé par l’opposant
Martin Fayulu a fait état d’un bilan provisoire de deux morts et de plusieurs blessés. « Ils ont déjà tué deux personnes devant le siège et ont pris les corps », a-t-il déclaré, sans préciser l’identité des victimes. L’opposant a également indiqué que Jean-Marc Kabund, figure de l’opposition, figurait parmi les blessés. « Il y a beaucoup de blessés, avec deux morts », a-t-il conclu, soulignant la gravité des affrontements.
Le récit d’une manifestation réprimée
Selon le témoignage de Martin Fayulu, les manifestants ont été repoussés jusqu’au Palais du Peuple. « Quand nous sommes arrivés, ils ont vu qu’ils ne pouvaient rien faire. Ils ont commencé à tirer à balles réelles, puis ils se sont approchés et ont sorti des matraques pour nous frapper sur la tête », a-t-il affirmé. Ces déclarations décrivent une escalade rapide de la violence, impliquant l’usage d’armes à feu et de matraques contre les participants.
La police et la Force du Progrès pointées du doigt
Martin Fayulu a directement mis en cause les forces de l’ordre et les éléments de la Force du Progrès. « Nous sommes blessés, gravement blessés. On ne peut pas sortir parce que la police est là en train d’aider les éléments de la Force du Progrès », a-t-il déclaré. Cette accusation suggère une collaboration entre les deux entités lors de l’intervention, bien que les circonstances exactes restent à éclaircir. Aucune réaction officielle de la police ou de la Force du Progrès n’a été rapportée à ce stade.
Un siège sous tension et des suites attendues
Le siège du parti, où Martin Fayulu et d’autres responsables étaient retranchés, demeure inaccessible selon ses dires. Les corps des victimes auraient été emportés, et les blessés nécessitent une prise en charge médicale. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur ces événements, laissant planer des interrogations sur les responsabilités et les mesures qui seront prises. La situation à Kinshasa reste tendue, et des clarifications sont attendues dans les prochaines heures.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
