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Ebola Bundibugyo : pourquoi la baisse des cas suspects ne doit pas rassurer

La révision à la baisse du nombre de cas suspects de virus Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, annoncée mardi 2 juin par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ne traduit pas un recul de l’épidémie. Elle résulte d’une meilleure connaissance de la situation épidémique, rendue possible par l’arrivée de 2 000 tests et de réactifs à Bunia la semaine précédente. De 906, l’estimation des cas suspects est tombée à 116, pour 330 cas confirmés, dont 321 en RDC. Cette clarification montre le rôle central des analyses de laboratoire dans la riposte.

Un tri rendu possible par de nouveaux tests

L’arrivée de ces 2 000 tests et réactifs à Bunia a permis de traiter tous les échantillons en attente d’analyse. Résultat : de nombreux malades ont pu être écartés d’une infection au virus Ebola Bundibugyo. Ils souffraient en réalité d’autres pathologies ou n’avaient présenté qu’un épisode de fièvre isolé. Ce tri est essentiel pour concentrer les efforts sur les cas réels et éviter une dispersion des ressources.

Des analyses encore trop lentes

Malgré cette avancée, les tests restent en nombre insuffisant en RDC. Lundi 1er juin, le laboratoire de Bunia a reçu 65 échantillons mais n’a pu en analyser que 18. Parmi eux, 12 se sont révélés positifs. Cette capacité limitée retarde la confirmation du diagnostic et le début de la prise en charge des malades, selon des documents consultés par RFI. Chaque jour perdu peut aggraver l’état du patient et augmenter le risque de transmission.

Deux obstacles sur le terrain

Au-delà du laboratoire, deux difficultés entravent une connaissance exacte de la situation. D’une part, la résistance communautaire complique le listage et le suivi des contacts autour des cas confirmés, notamment dans la zone de santé de Fizi, à une vingtaine de kilomètres de Bunia. D’autre part, la remontée des alertes depuis les zones de santé reste faible dans les trois provinces touchées. Or, ces alertes sont un maillon déterminant : si elles tardent, la confirmation des cas potentiels et la prise en charge des malades sont ralenties, explique un membre de l’équipe de riposte.

Mieux comprendre pour mieux agir

Ces éléments rappellent que les tests ne sont pas un simple outil statistique. Ils permettent d’établir la cartographie des cas, de mesurer le niveau réel de contamination et de létalité du virus, et d’ajuster la riposte. En attendant un renforcement des capacités d’analyse, la vigilance des communautés et la fluidité des alertes restent des leviers concrets pour limiter la propagation du virus Ebola Bundibugyo.

Article Ecrit par Amissi G

Source: mediacongo.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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