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Ebola en Ituri : « Ne spéculez pas ! » tonne Roger Kamba

La riposte contre l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri a franchi un cap décisif avec le renforcement de l’appui des partenaires internationaux. En visite à Bunia ce jeudi 28 mai dernier, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, le Dr Roger Kamba, a salué la collaboration « transparente et exemplaire » avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

Pour le ministre, la clé du succès réside dans une gestion irréprochable des informations. « C’est une très bonne relation. La RDC est très transparente : quand on me dit « on vous apporte tel équipement », je l’annonce toujours. Nous devons recadrer le message. C’est nous qui donnons à tous les partenaires les chiffres », a-t-il martelé, visiblement soucieux d’éviter les approximations qui alimentent la panique. Son avertissement est sans équivoque : « Ce que nous demandons, c’est qu’on dise aux gens la réalité de la situation, mais qu’on ne spécule pas. » Une mise au point qui tombe à point nommé dans une région où la rumeur se propage parfois plus vite que le virus.

L’OMS assure le pilotage technique de la réponse, tandis que l’UNICEF prend en charge la communication auprès des communautés et la prise en charge psychosociale. La MONUSCO, quant à elle, déploie un soutien logistique déterminant, notamment dans les zones difficiles d’accès où les routes sont souvent impraticables. Le gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johnny Luboya, ne tarit pas d’éloges : « La MONUSCO nous aide pour le transport et la sécurisation. Nous travaillons avec sa police et son service logistique, car elle nous achemine aussi bien le personnel que le matériel. » Sans cette assistance, atteindre les villages enclavés où sévit Ebola relèverait du défi.

Comment expliquer une telle insistance sur la transparence ? En santé publique, une information incomplète ou contradictoire peut fragiliser toute la chaîne de réponse. Imaginez une cellule familiale où chacun donne une version différente de la maladie : la confiance s’effrite, les gestes barrières sont abandonnés, et les cas suspects ne se signalent plus. C’est précisément ce que veut éviter le ministre Kamba. En exigeant que les partenaires s’alignent sur les chiffres officiels, il cherche à construire un rempart commun contre les fausses nouvelles.

Le partage des données épidémiologiques, la distribution des kits d’hygiène, les campagnes de vaccination en anneau ou encore l’enterrement digne et sécurisé des victimes reposent tous sur une coordination fluide. L’OMS valide les protocoles, forme les agents de santé et surveille les chaînes de contamination. L’UNICEF veille à ce que les familles comprennent l’importance de signaler un décès suspect sans stigmatisation. La MONUSCO, grâce à ses hélicoptères et ses casques bleus, ouvre la voie aux équipes médicales là où l’insécurité ralentit les interventions. Cette synergie a déjà prouvé son efficacité lors des précédentes flambées, mais elle nécessite un entretien constant.

La méfiance communautaire reste un ennemi redoutable. Certains habitants, échaudés par des décennies de conflit en Ituri, voient d’un mauvais œil l’arrivée massive d’étrangers en combinaison de protection. D’où l’importance du message de Roger Kamba : il ne s’agit pas seulement de transparence entre partenaires, mais de gagner la confiance des populations. « La lutte contre Ebola demeure un défi collectif qui exige à la fois l’engagement des communautés et le soutien constant des partenaires », a résumé le ministre. En effet, sans adhésion communautaire, aucun vaccin ne peut enrayer l’épidémie.

Pour les experts, cette prise de position renforce l’architecture de la riposte. Le Dr Kamba, en remettant l’église au milieu du village, rappelle que le leadership national est indispensable, même dans un contexte d’urgence humanitaire. Les mots-clés comme « Ebola, Ituri, Roger Kamba, OMS, MONUSCO » sont aujourd’hui sur toutes les lèvres à Bunia, non pas pour nourrir la frayeur, mais pour symboliser une réponse collective et déterminée. Les partenaires, de leur côté, ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur appui, convaincus que la clarté des informations est leur meilleur allié.

Alerte, mobilisation et rigueur : voilà le triptyque que le ministre voudrait ancrer dans les esprits. Alors que les investigations se poursuivent autour des derniers cas suspects, chaque habitant est invité à adopter les gestes barrières et à signaler tout symptôme suspect au centre de santé le plus proche. Comme le souligne un proverbe local, « la maladie se combat ensemble, pas dans la division ». La stratégie de communication transparente, portée par le gouvernement et soutenue par l’OMS, la MONUSCO et l’UNICEF, pourrait bien être le vaccin contre l’infodémie qui menace la riposte en Ituri.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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