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Ebola RDC: la ville de Butembo à nouveau frappée, un médecin américain infecté

Saviez-vous que l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo depuis le 15 mai dernier vient de franchir une étape alarmante ? Ce lundi, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a confirmé six nouveaux cas positifs sur huit échantillons analysés à Kinshasa, élargissant la carte des zones touchées à cinq villes ou régions, dont Butembo, une cité commerçante de plusieurs centaines de milliers d’âmes. Parmi ces cas, un fait marquant : un médecin américain exerçant à Bunia a été contaminé, rappelant cruellement que le virus ne fait aucune distinction de nationalité.

Mais que signifie cette propagation pour la population congolaise ? D’abord, un retour sinistre d’Ebola à Butembo. La ville du Nord-Kivu, déjà meurtrie par l’épidémie de 2018-2020 qui avait fait plus de 2 200 morts, voit ses deux échantillons prélevés à Katwa revenir positifs. C’est une première depuis la déclaration de l’épidémie actuelle d’Ebola Bundibugyo, la dix-septième enregistrée en RDC. Le directeur de l’INRB, le professeur Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage génomique achevé dans la nuit de dimanche à lundi confirme une souche distincte de celles de 2007 et 2012, issue directement d’un réservoir animal, probablement des chauves-souris frugivores. « Nous avons affaire à un cousin éloigné du virus, une version sauvage qui n’avait jamais circulé chez l’homme », pourrait-on résumer pour vulgariser.

Concrètement, comment se traduit cette avancée du virus ? Aux trois zones initiales de l’Ituri — Mongwalu, Rwampara et Bunia — s’ajoutent désormais Goma sous administration AFC/M23 depuis début 2025 et Butembo. La ville de Bunia, capitale provinciale, a livré quatre cas positifs, dont celui du médecin américain, illustrant la menace dans les centres urbains à forte densité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), citée par Oxfam, recense déjà plus de 400 cas suspects et 89 décès. Cette situation critique a poussé l’OMS à déclarer, dès le 17 mai, une urgence de santé publique de portée internationale.

Quels sont les risques réels pour vous, lecteur ? Ebola Bundibugyo se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade ou d’un animal infecté. Les symptômes initiaux — fièvre soudaine, grande fatigue, douleurs musculaires — ressemblent à ceux d’une grippe sévère, avant d’évoluer vers des vomissements, diarrhées et parfois des hémorragies. Comme une tempête silencieuse, le virus endommage peu à peu les organes vitaux. Le taux de mortalité, estimé autour de 50 %, peut être réduit si la prise en charge est précoce. C’est pourquoi la précocité du diagnostic change tout.

Face à cette nouvelle épidémie Ebola 2025, quelles recommandations pratiques adopter ? D’abord, il est impératif de respecter les mesures d’hygiène strictes : se laver régulièrement les mains avec une solution hydroalcoolique ou de l’eau et du savon, éviter tout contact avec les malades suspects ou leurs effets personnels, et ne pas manipuler d’animaux sauvages trouvés morts. Ensuite, en cas de symptômes évoquant la maladie, surtout si vous avez séjourné dans une zone touchée, rendez-vous immédiatement au centre de santé le plus proche sans attendre. Les équipes de riposte sont formées pour isoler et traiter les patients en toute sécurité. Enfin, la vaccination en anneau, déjà déployée autour des cas confirmés depuis le 19 mai, offre une protection aux contacts directs. Cette approche avait fait ses preuves lors des épidémies antérieures en RDC.

Faut-il céder à la panique ? Non. L’histoire récente nous enseigne que la RDC, avec l’appui des partenaires internationaux, a su contenir par le passé des flambées encore plus meurtrières. Le système de surveillance épidémiologique s’active pleinement, et la communication des résultats par l’INRB est transparente. Le cas du soignant américain, bien qu’inquiétant, prouve que le dépistage fonctionne même parmi les expatriés. Reste que l’extension géographique à Butembo et Goma exige une mobilisation collective. Chaque geste de prévention individuelle participe à casser les chaînes de transmission. Comme le martèlent les experts : « Dans la lutte contre Ebola, le premier rempart, c’est le citoyen informé. »

Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd

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Amissi G
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Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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