C’est un véritable coup de tonnerre qui vient de secouer le football congolais. Jorthy Mokio, le prodige de 18 ans de l’Ajax Amsterdam, a officiellement annoncé qu’il défendra désormais les couleurs des Léopards de la République démocratique du Congo. Après des mois de suspense et d’hésitation entre la Belgique, son pays de naissance, et la RDC, le jeune milieu de terrain a tranché avec le cœur.
« J’ai choisi de suivre mon cœur et de me rendre disponible pour le Congo », a-t-il confié à la presse néerlandaise. Une phrase qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et les chaînes de supporters à Kinshasa, Lubumbashi ou Goma. Car elle signifie bien plus qu’un simple choix sportif : c’est le retour aux sources d’un crack que la Belgique rêvait de capter.
Alors, pourquoi un tel revirement ? Mokio, formé à l’Ajax, reconnaît une dette envers la Belgique qui l’a vu grandir. Mais l’attrait des Léopards a été plus fort. « C’est avant tout une question de ressenti. Avec le temps, mon attachement au pays de mes racines s’est renforcé », a-t-il expliqué. Et le timing est parfait : la RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde 2026, et le milieu des « Ajacides » rêve déjà d’y participer. « Si c’est faisable et que je suis sélectionné, je serai bien sûr prêt », a-t-il lancé, tout en reconnaissant qu’un changement de nationalité sportive pourrait encore poser quelques défis administratifs.
L’arrivée de Jorthy Mokio ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans une stratégie offensive de la Fédération congolaise de football (FECOFA) pour rapatrier les binationaux. Avant lui, Noah Sadiki, Théo Bongonda, Ngal’ayel Mukau ou encore Mario Stroeykens ont déjà fait le grand saut. Le milieu offensif, capable d’évoluer en meneur de jeu ou sur un côté, apporte une technique et une vision du jeu dignes de l’école hollandaise. À 18 ans, il incarne déjà l’avenir.
Cette nouvelle pépite soulève toutefois une question : comment intégrer ce talent brut dans une sélection en pleine reconstruction ? Le sélectionneur national devra jongler, mais une chose est sûre : avec un joueur de la trempe de Mokio, les Léopards gagnent en créativité et en percussion. Le football RDC, souvent critiqué pour son manque de régularité, tient là un argument de poids.
La Belgique, de son côté, perd une nouvelle bataille. Les Diables Rouges pourront-ils regretter d’avoir laissé filer un tel joyau ? Alors que la RDC savoure, les supporters congolais n’ont qu’une seule hâte : voir Jorthy Mokio enfiler le mythique maillot frappé du léopard. Le rendez-vous est pris. La Coupe du monde 2026 pourrait bien marquer l’avènement d’une génération dorée.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Eventsrdc
