Les mains plongées dans l’eau savonneuse, un garçon d’à peine 13 ans frotte énergiquement une moto stationnée sur la berge de la rivière Nganza. Nous sommes à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, et l’image de ces enfants laveurs de motos est devenue le triste quotidien de cette cité. « J’ai abandonné l’école faute de moyens financiers. Je lave ces motos pour subvenir à mes besoins », confie l’un d’eux, le regard fuyant. À ses côtés, plus d’une trentaine d’élèves ont troqué le chemin de la classe contre celui du labeur précoce. Le constat, dressé par la Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants et Élèves (LIZADEEL), est accablant : rien que pour ce mois de mai, au moins trente écoliers désertent les cours pour se livrer à cette activité de survie.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
