Environ deux cents habitations ont été détruites par un incendie dimanche 23 août 2026 dans le quartier Nkafu, à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. Le sinistre s’est déclaré vers 10 heures sur l’avenue de l’Hôpital général de Bukavu, avant de se propager rapidement à l’ensemble du pâté de maisons. La société civile de Kadutu, présente sur place, décrit une situation d’urgence pour les familles touchées, à quelques jours de la rentrée scolaire.
Un départ de feu aux conséquences immédiates pour les ménages
D’après Hypocrate Marume, responsable de la société civile de Kadutu, l’incendie aurait démarré dans une maison avant de gagner les habitations voisines. Le responsable citoyen insiste sur la détresse des sinistrés, qui se retrouvent sans abri ni effets personnels. Il souligne que l’émotion est intense sur l’avenue touchée et que la population traverse une période particulièrement difficile, marquée par une situation économique et sécuritaire préoccupante à Bukavu.
Les ménages sinistrés font face à des besoins immédiats. Hypocrate Marume indique que les familles n’ont pas d’abri, pas de médicaments et pas d’endroit où se réfugier. Cette précarité s’ajoute à l’approche de la rentrée scolaire, ce qui complique encore la reprise d’une vie normale pour les enfants et leurs parents.
Un appel à l’aide pour les familles avant la rentrée scolaire
La société civile de Kadutu appelle le Gouvernement congolais et les organisations humanitaires à venir en aide aux familles frappées par ce drame. L’urgence est d’autant plus forte que la rentrée scolaire approche, et que les ménages ont perdu leurs biens essentiels. Hypocrate Marume rappelle que les sinistrés n’ont plus de toit ni de ressources pour se soigner ou se loger.
Cet incendie survient après un autre drame survenu jeudi dernier sur l’avenue Georges Defour, également dans le quartier Nkafu. Ce précédent sinistre avait coûté la vie à cinq personnes d’une même famille. La répétition de tels événements dans le même quartier renforce l’inquiétude des habitants et des acteurs locaux.
Une situation qui fragilise les ménages de Bukavu
Les incendies à répétition dans le quartier Nkafu mettent en lumière la vulnérabilité des habitations et des familles. La perte de logement, de documents et de biens de première nécessité complique l’accès aux soins et à l’éducation. Les enfants sinistrés risquent de voir leur scolarité perturbée, faute de fournitures et de conditions de vie stables.
La société civile insiste sur la nécessité d’une réponse rapide pour éviter que ces ménages ne basculent dans une précarité durable. L’aide attendue devrait couvrir les besoins de base : abri, santé et soutien à la scolarisation. En attendant, les familles touchées restent exposées aux intempéries et aux difficultés économiques déjà présentes dans la ville de Bukavu.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
