La polémique sur l’identité des Banyamulenge a connu un nouveau développement ce dimanche 23 août à Kinshasa. Lors d’une matinée politique, le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a présenté plusieurs membres de cette communauté, dont un député national élu sur les listes du parti présidentiel.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions ravivées par les déclarations de l’opposant Martin Fayulu. Augustin Kabuya a tenu à rappeler la place des Banyamulenge au sein des institutions congolaises. « UDPS comme parti politique a un député national de la communauté Banyamulenge… nous avons aussi un ministre d’État issu de la même communauté. Les politiciens qui vous disent que les Banyamulenge ne sont pas des congolais, sont des menteurs. Comment prétendre diriger ce pays mais quand on a une dent pour une communauté », a-t-il déclaré.
Une réponse politique à la controverse identitaire
Le député national Banyamulenge présent à cette rencontre a dénoncé les propos tenus par Martin Fayulu. Selon lui, ces déclarations alimentent la stigmatisation d’une communauté dont certains membres exercent pourtant des responsabilités politiques au sein des institutions de la République.
Cette sortie de l’UDPS fait suite à la réaction de Martin Fayulu à la plainte déposée auprès de la Cour pénale internationale par des représentants de la communauté Banyamulenge. L’opposant avait alors défendu sa position sur la question de l’identité et de l’origine des populations rwandophones de l’Est de la RDC.
Le cadre institutionnel en question
La présence d’un député national et d’un ministre d’État issus de la communauté Banyamulenge est avancée par l’UDPS comme un argument de poids dans ce débat. Augustin Kabuya a insisté sur la légitimité de ces représentants, élus ou nommés dans le cadre des institutions congolaises.
Cette démonstration vise à contrer les discours remettant en cause la nationalité congolaise des Banyamulenge. Le secrétaire général de l’UDPS a qualifié de « menteurs » les politiciens qui tiennent de tels propos, sans toutefois nommer directement Martin Fayulu dans sa déclaration.
Une procédure devant la CPI en toile de fond
La plainte déposée auprès de la Cour pénale internationale par des représentants de la communauté Banyamulenge constitue l’élément déclencheur de cette nouvelle passe d’armes. Martin Fayulu avait réagi à cette démarche en maintenant sa position sur l’identité et l’origine des populations rwandophones de l’Est de la RDC.
Les suites de cette procédure restent à ce jour inconnues. La matinée politique de l’UDPS n’a pas apporté d’éléments nouveaux sur le calendrier judiciaire ou les éventuelles prochaines étapes devant la CPI.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
