La République démocratique du Congo vient de franchir une étape concrète dans l’amélioration de l’accès aux diagnostics médicaux pour les habitants de la périphérie de Kinshasa. Cinq nouveaux laboratoires d’analyses médicales ont été inaugurés le mercredi 15 juillet 2026 à l’Hôpital général de référence de Kinkole, dans le cadre du projet Labo-Kin. Ce projet, financé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de plus de 12 millions d’euros et mis en œuvre par Expertise France, vise à renforcer le système sanitaire congolais en rapprochant les examens biologiques fiables des populations.
Des laboratoires pour deux millions d’habitants
Les nouvelles infrastructures sont implantées dans cinq hôpitaux généraux de référence situés en zones périurbaines : Kinkole, Kimbondo, Makala, Maluku et Mbankana. Selon le secrétaire général du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Body Ilonga, qui représentait le ministre, ces laboratoires devraient améliorer l’accès aux examens biologiques pour environ deux millions d’habitants. Concrètement, cela signifie que des patients qui devaient auparavant parcourir de longues distances ou renoncer à des analyses faute de structures proches pourront désormais bénéficier de diagnostics plus rapides et plus précis.
Un maillon de la sécurité sanitaire régionale
Au-delà de l’accès aux soins courants, ces laboratoires sont conçus pour jouer un rôle dans la surveillance épidémiologique et la réponse aux urgences sanitaires. Body Ilonga a souligné qu’ils permettront de renforcer la détection et la riposte face aux épidémies, évoquant notamment le contexte de la 17ᵉ épidémie d’Ebola. Le directeur général du groupe AFD, Christophe Lecourtier, a pour sa part insisté sur la portée plus large de ces équipements : « Ce que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas simplement un équipement médical, mais un maillon de la sécurité sanitaire de ce pays, de la région et du monde. »
Un investissement dans les compétences locales
Le projet Labo-Kin ne se limite pas à la construction de bâtiments. Il a également permis la mise en place d’un atelier de bio-maintenance et la formation de près de 300 professionnels de santé. Cette dimension est essentielle pour garantir la pérennité des infrastructures et la qualité des analyses. En formant des techniciens et des biologistes, le projet renforce les capacités nationales à long terme, au-delà de la simple mise à disposition d’équipements modernes.
Un partenariat franco-congolais pour la santé publique
La cérémonie d’inauguration a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, et des responsables d’Expertise France, témoignant de l’engagement conjoint des deux pays. Ce projet s’inscrit dans un accompagnement global de la France et du groupe AFD en faveur de la santé en RDC. Pour les patients, l’effet attendu est double : des diagnostics plus fiables pour une meilleure prise en charge, et une capacité accrue du système de santé à prévenir et contenir les épidémies.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
