Quatre civils ont été tués et six autres blessés lors d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF, survenue dans la soirée du mardi 14 juillet à Mangina, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Le bilan provisoire, communiqué par le bourgmestre Nicolas Kikuku, fait également état de deux personnes portées disparues et de deux habitations incendiées. Les assaillants ont fait incursion dans la cité par le côté nord-est aux environs de 19 heures, avant de progresser jusqu’au quartier Home, situé le long de la Route nationale.
Incursion par le nord-est de la cité
Selon les informations recueillies sur place, les assaillants ont pénétré dans Mangina en empruntant le flanc nord-est de la localité. Ils ont ensuite progressé jusqu’au quartier Home, où les violences ont été perpétrées. Les circonstances exactes de l’attaque restent à éclaircir, mais le mode opératoire confirme la vulnérabilité des zones périphériques face aux incursions des groupes armés. La progression des rebelles le long de la Route nationale souligne les défis sécuritaires auxquels sont confrontées les populations riveraines, souvent prises pour cible lors de tels raids.
Appel au calme et confiance aux forces de sécurité
Face à cette nouvelle épreuve, l’autorité communale a lancé un appel à la retenue. Le bourgmestre Nicolas Kikuku a exhorté la population à ne pas céder à la panique et à faire confiance aux services de sécurité déployés pour assurer la protection des civils. Aucune précision n’a été donnée sur un éventuel renforcement du dispositif en cours. Cet appel intervient dans un climat de tension, alors que les habitants de Mangina sont régulièrement confrontés à la menace des ADF, malgré la présence des forces de l’ordre.
La société civile réclame une adaptation des stratégies
La société civile locale, tout en déplorant le drame, a souligné la nécessité d’une révision des tactiques sécuritaires. Elle estime que les forces de l’ordre doivent adapter leurs méthodes aux modes opératoires des assaillants pour mieux prévenir et contenir ce type d’incursions. Cette position traduit une préoccupation récurrente dans le territoire de Beni, où les ADF continuent de cibler les populations malgré les opérations militaires en cours. La société civile plaide ainsi pour une meilleure anticipation des mouvements rebelles, afin de limiter l’impact sur les civils et de réduire le nombre de victimes.
Un contexte d’insécurité persistante
L’attaque de Mangina s’inscrit dans une série d’exactions attribuées aux ADF dans la région de Beni. Ces rebelles, régulièrement accusés de massacres de civils, maintiennent une pression constante sur les communautés locales. Les bilans humains et matériels s’alourdissent, alimentant un climat d’insécurité chronique. Les autorités n’ont pas communiqué sur d’éventuelles mesures supplémentaires à la suite de ce dernier incident. La persistance de ces violences, en dépit des opérations militaires, interroge sur l’efficacité des dispositifs actuels et sur la capacité à protéger durablement les populations du Nord-Kivu.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
