Le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a reçu, vendredi 19 juin 2026 à Isiro, une délégation de députés nationaux élus de la province. Au centre des échanges figuraient plusieurs préoccupations portées par la population, dont les tensions liées à la sous-traitance minière autour de Kibali Gold Mine. Pour les institutions provinciales et les élus nationaux, l’enjeu immédiat consiste à privilégier une méthode de dialogue avant que les incompréhensions ne s’aggravent.
Cette rencontre intervient dans un contexte où les opérateurs locaux et les communautés demandent une meilleure prise en compte de leurs préoccupations. Les députés disent vouloir contribuer à une solution apaisée, en écoutant les différents acteurs concernés. L’approche annoncée repose donc sur une étape simple: comprendre les attentes de chaque partie avant de rechercher un terrain commun.
La sécurité comme préalable
Selon les élus, leur première démarche consiste à consulter les autorités provinciales sur les questions sécuritaires. Ils considèrent cet aspect comme un préalable à toute dynamique de développement. Dans une province où l’activité minière constitue un sujet sensible pour les communautés et les opérateurs économiques, la stabilité apparaît ainsi comme une condition pratique pour organiser les échanges.
Cette lecture place la responsabilité publique au centre du processus. Avant de parler de solutions économiques ou de meilleure organisation de la sous-traitance, les députés veulent s’assurer que les conditions minimales de dialogue existent. Leur démarche vise donc à éviter que les tensions autour de Kibali Gold Mine ne soient traitées uniquement sous l’angle des intérêts économiques, sans tenir compte du climat local.
Ecouter Kibali et les acteurs locaux
Le porte-parole de la délégation, Jean-Pierre Kezamundru, a indiqué que la mission entend écouter les responsables de Kibali, les opérateurs locaux et les communautés concernées. Cette séquence est importante, car elle permet de mettre autour du même dossier des acteurs dont les attentes peuvent être différentes. Les responsables de l’entreprise, les sous-traitants locaux et les populations n’occupent pas la même position, mais leurs préoccupations se croisent autour des activités minières.
Dans une démarche économique, l’écoute n’est pas seulement un geste politique. Elle permet d’identifier les points de blocage, les incompréhensions et les attentes concrètes. La sous-traitance minière touche directement à la place des opérateurs locaux dans la chaîne d’activités autour de Kibali Gold Mine. Lorsque ce sujet crée des tensions, le dialogue provincial devient un outil pour clarifier les responsabilités et prévenir les crispations.
Un cadre de concertation attendu
Les députés nationaux ont soutenu l’organisation d’un cadre de concertation réunissant les différents acteurs impliqués. L’objectif annoncé est de favoriser une compréhension mutuelle et de prévenir toute escalade des tensions. Ce cadre permettrait de structurer les échanges au lieu de laisser chaque partie porter ses préoccupations séparément.
Pour les communautés comme pour les opérateurs locaux, un tel espace peut offrir une voie plus lisible pour faire entendre leurs attentes. Pour les autorités provinciales, il peut aussi servir à suivre l’évolution du dossier et à maintenir un climat de confiance autour des activités minières. La portée de cette initiative dépendra toutefois de la manière dont les acteurs concernés y seront associés et de la capacité du dialogue à rester inclusif.
Une convergence autour du dialogue provincial
Jean Bakomito Gambu a salué la démarche des députés et réaffirmé son engagement en faveur d’un dialogue inclusif entre toutes les parties concernées. Cette position rejoint celle des élus nationaux, qui disent vouloir contribuer à une issue apaisée. La convergence entre le gouvernement provincial et les députés élus du Haut-Uele donne ainsi une base institutionnelle au processus envisagé.
À ce stade, les faits disponibles montrent une volonté commune de privilégier le dialogue pour préserver la stabilité et renforcer la confiance autour des activités minières dans le Haut-Uele. La suite dépendra des consultations annoncées et de la mise en place effective du cadre de concertation. Pour les populations concernées, l’enjeu reste que leurs préoccupations soient entendues dans un espace organisé, sans que le débat sur la sous-traitance minière ne se transforme en nouvelle source de tension.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
