La régularisation de la prime de gratuité pour plus de 24 000 enseignants en République démocratique du Congo illustre une approche budgétaire fondée sur l’assainissement des fichiers plutôt que sur de nouvelles dépenses. Mercredi 12 août à Kinshasa, le directeur national de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), Vital Lumbala, a présenté les résultats d’un vaste contrôle du système de paie. Ce travail a permis de corriger des irrégularités administratives et d’intégrer des milliers d’enseignants qui attendaient encore de percevoir leur prime de gratuité.
Selon Vital Lumbala, les corrections apportées n’ont pas nécessité de financement supplémentaire de la part du Trésor public. Les ressources mobilisées proviennent essentiellement des économies réalisées grâce à une meilleure maîtrise des effectifs et à l’élimination des anomalies dans le circuit de paiement. « Au moins 24 296 enseignants ont ainsi vu leur situation régularisée au titre de la prime de gratuité. Nous n’avons pas demandé une enveloppe supplémentaire au Trésor public pour réaliser ces corrections. Nous avons travaillé sur ce qui existait déjà en renforçant le contrôle du fichier de paie, en recherchant les doublons et en identifiant les situations irrégulières », a déclaré Vital Lumbala.
Des économies réorientées vers les enseignants
Le premier travail d’assainissement a permis de dégager plus de 471 millions de francs congolais d’économies. Ces ressources ont ensuite été réorientées vers les bénéficiaires directs, notamment les enseignants dont les dossiers étaient en attente de régularisation. Pour la DINACOPE, cette démarche s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’améliorer la gestion des finances publiques tout en garantissant une meilleure rémunération du personnel éducatif. « Nous avons orienté ces ressources vers les bénéficiaires directs qui sont les enseignants », a précisé le directeur national.
Une coordination renforcée pour accélérer les paiements
Par ailleurs, Vital Lumbala a souligné les avancées enregistrées dans l’harmonisation des bases de données entre la DINACOPE et les services chargés de la paie. Cette coordination a permis de réduire sensiblement les délais d’intégration des nouvelles données dans le système de paiement. Selon lui, cette réforme contribue à renforcer la transparence dans la gestion des effectifs et à accélérer le traitement des dossiers des enseignants.
Un levier pour la politique de gratuité de l’enseignement
La régularisation de plus de 24 000 enseignants intervient dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les initiatives visant à consolider la politique de gratuité de l’enseignement primaire et à améliorer les conditions socio-professionnelles des enseignants. La DINACOPE assure que les opérations de contrôle et d’assainissement se poursuivront afin de garantir une gestion plus efficace des ressources destinées au secteur éducatif et de permettre à davantage d’enseignants de bénéficier de leurs droits dans les délais requis.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
