Augustin Kabuya a exprimé son mécontentement, dimanche 14 juin, lors d’une matinée politique organisée à Limete, devant les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS/Tshisekedi. Le secrétaire général du parti présidentiel est revenu sur le climat politique qui a suivi le sit-in du C64, plateforme de l’opposition, marqué par des tensions impliquant des militants de l’opposition, certains jeunes affiliés aux forces du progrès et des éléments de la police.
Dans cette prise de parole, le président intérimaire de l’UDPS a surtout mis en cause l’attitude de la majorité présidentielle. Il a dénoncé le silence de plusieurs responsables de l’Union sacrée lorsque le président de la République, Félix Tshisekedi, est visé par des attaques verbales de l’opposition. Son intervention a ainsi déplacé le débat du seul registre des incidents politiques vers celui de la responsabilité interne au sein de la coalition au pouvoir.
Limete, cadre politique de la mise au point
La matinée politique s’est tenue à Limete, un lieu associé à la mobilisation de l’UDPS Tshisekedi. Devant les militants de son parti, Augustin Kabuya a adopté un ton de rappel à l’ordre politique. Son propos est intervenu deux jours après le sit-in du C64, dans un contexte où les échanges entre majorité et opposition restent tendus.
Le responsable de l’UDPS a rejeté les accusations visant certains jeunes affiliés aux forces du progrès, auxquels des comportements violents auraient été attribués. Il a également évoqué les incidents impliquant des militants de l’opposition et des éléments de la police. Sur ces points, il n’a pas présenté ces accusations comme établies, mais les a plutôt balayées dans son intervention devant la base du parti.
Le sit-in du C64 au centre des tensions
Le sit-in organisé par l’opposition regroupée au sein du C64 constitue le point de départ immédiat de cette séquence politique. La source fait état de tensions autour de cette mobilisation, sans fournir de bilan chiffré ni de détail opérationnel sur le déroulement des incidents. Dans ce cadre, la prudence reste nécessaire sur les responsabilités précises.
Augustin Kabuya a inscrit sa réaction dans la lecture politique de ces événements. Pour lui, les accusations dirigées contre des jeunes proches de l’UDPS ne doivent pas occulter un autre sujet: les attaques verbales visant Félix Tshisekedi. Il a affirmé que le chef de l’État est « vilipendé et insulté » par l’opposition, tout en déplorant l’absence de réaction notable au sein de l’Union sacrée.
L’Union sacrée interpellée sur sa solidarité
Le cœur de son message a porté sur le comportement de plusieurs acteurs de la majorité présidentielle. Selon Augustin Kabuya, les responsables de l’Union sacrée se manifestent principalement lorsqu’il est question de nominations ou de formation du gouvernement. En revanche, ils restent discrets lorsque le président de la République est pris pour cible par l’opposition.
Cette critique vise directement la cohésion politique de la coalition au pouvoir. Le secrétaire général de l’UDPS a estimé que ce contraste soulève des interrogations au sein de la famille politique présidentielle. Il n’a pas déclaré refuser de défendre la position du parti ou celle du chef de l’État. Il a plutôt indiqué ne pas se plaindre de devoir le faire régulièrement.
Une mise en garde interne à la majorité
La prise de parole d’Augustin Kabuya peut être lue comme une mise en garde adressée d’abord aux alliés de l’UDPS au sein de l’Union sacrée. Elle ne porte pas uniquement sur l’opposition ou sur les incidents liés au sit-in du C64. Elle interroge aussi la discipline politique et la solidarité publique attendues autour du président Félix Tshisekedi.
À ce stade, aucune suite concrète n’est mentionnée dans les faits fournis. Aucun responsable de l’Union sacrée cité dans la source n’a répondu à cette interpellation. Le constat établi reste donc celui d’un malaise exprimé publiquement par Augustin Kabuya à Kinshasa, dans un contexte de tensions politiques entre l’UDPS Tshisekedi, l’opposition du C64 et la majorité présidentielle.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
