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Référendum en RDC : Dany Mukendi défend un droit constitutionnel du peuple

Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo (RDC) a été relancé par Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi. Pour cet observateur, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100 000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.

Un référendum possible malgré l’insécurité

Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte une lecture juridique nuancée. Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il. Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100 000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais. Cette interprétation ouvre la voie à une consultation populaire, même dans un climat d’insécurité dans l’Est.

L’intégrité territoriale, préalable à la présidentielle

L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielle. Pour Dany Mukendi, l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national. Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces. « Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir. Cette position lie directement la tenue du scrutin à la souveraineté territoriale, un enjeu qui pourrait redéfinir le calendrier électoral.

Une réforme constitutionnelle pour répondre aux aspirations

Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques. Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques. Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il. Très critique envers l’actuelle Constitution, il estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais. À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques. Il rejette également toute pression extérieure sur cette question. « Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.

Félix Tshisekedi, un leadership pour la stabilité économique

Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure. Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain. Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership. Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays. Face aux accusations de tribalisme, il rejette catégoriquement ces allégations, rappelant que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État, et appelle à préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques.

Article Ecrit par Amissi G

Source: mediacongo.net

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