Le lancement des épreuves nationales de fin d’études primaires (ENAFEP) a été perturbé dans les hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga, au Sud-Kivu, en raison de l’insécurité persistante. Initialement prévues du 4 au 5 juin 2026, les épreuves n’ont pas débuté dans plusieurs centres du secteur d’Itombwe, territoire de Mwenga, selon un bulletin sécuritaire du Conseil local d’Itombwe. Ce report met en lumière les conséquences directes des affrontements armés sur l’accès à l’éducation dans cette région instable.
Un calendrier bouleversé par les affrontements
Les affrontements entre les éléments de l’AFC/M23 alliés à Twirwaheno et les FARDC appuyées par les Wazalendo ont directement affecté l’organisation des examens. « Les épreuves de l’ENAFEP, initialement prévues du 4 au 5 juin 2026 sur l’ensemble du territoire national, n’ont pas débuté comme prévu dans plusieurs centres du secteur d’Itombwe, situé dans le territoire de Mwenga, province du Sud-Kivu, en raison des contraintes liées à la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans les hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga (Itombwe) », indique le bulletin sécuritaire. Cette situation illustre la fragilité des opérations éducatives dans les zones de conflit, où la sécurité des élèves et du personnel reste une préoccupation majeure.
Des centres toujours dans l’attente
Si le centre de Magunda a pu lancer les épreuves ce samedi 6 juin, d’autres localités restent dans l’incertitude. À Kipupu et Tumungu, le début des examens a été reporté. Les autorités éducatives locales envisagent de les faire commencer soit le dimanche 7 juin, soit le lundi 8 juin 2026, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire et de l’acheminement des matériels nécessaires. Cette situation suscite des inquiétudes parmi les élèves, les parents et les acteurs du secteur éducatif, qui espèrent que toutes les mesures nécessaires seront prises afin d’assurer le bon déroulement des examens dans des conditions de sécurité, d’équité et de sérénité pour tous les candidats, rapporte le Conseil Local de la Jeunesse d’Itombwe. L’incertitude quant aux dates de report pèse sur la préparation des candidats et l’organisation logistique, déjà compromise par l’état des infrastructures routières.
Un appel à la responsabilité des autorités
Mfariji Lewis, président du Conseil local des jeunes d’Itombwe, appelle les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le bon déroulement des épreuves dans l’ensemble des centres concernés. Dans d’autres contrées, comme à Fizi Centre, les épreuves ont pris fin ce samedi 6 juin 2026. Au-delà de la situation sécuritaire, l’état de délabrement avancé de la RN5 a été la cause de l’irrégularité sur le transport des questionnaires, ajoutent les sources de la société civile locale dans le territoire de Fizi. Ce facteur logistique aggrave les difficultés d’acheminement des matériels d’examen, soulignant la nécessité d’une intervention coordonnée pour sécuriser à la fois les routes et les centres de passation.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
