La riposte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri franchit une étape importante avec le renforcement de la sécurité autour des structures sanitaires. Ce dispositif, qui inclut le déploiement d’une base mobile de la MONUSCO à Mongwalu, vise à protéger le personnel soignant et à faciliter la prise en charge des patients dans une zone où les incidents avaient entravé les interventions.
Un dispositif sécuritaire élargi pour protéger les soignants
Des policiers assurent désormais la garde de plusieurs centres de traitement d’Ebola, notamment à Rwampara, Bunia et Mongwalu. Cette présence est également observée dans des structures sanitaires publiques et privées impliquées dans la riposte. L’objectif est de prévenir d’éventuels incidents et de garantir la sécurité du personnel soignant, souvent exposé à des risques lors de ses interventions.
Même les enterrements sécurisés, moments sensibles dans la gestion de l’épidémie, bénéficient d’une protection renforcée. Cette décision fait suite à des incidents survenus une semaine plus tôt à Bunia, où des membres d’une équipe de riposte avaient été agressés lors d’un enterrement. Ces mesures visent à instaurer un climat de confiance et à permettre aux équipes de travailler dans des conditions plus sereines.
La MONUSCO déploie une base mobile à Mongwalu
Pour appuyer les efforts du Gouvernement, la MONUSCO a déployé depuis jeudi une base mobile de casques bleus à Mongwalu, dans le territoire de Djugu. Cette localité est l’un des principaux foyers de l’épidémie, déclarée le 18 mai dernier en Ituri. La présence des casques bleus vise à renforcer la protection des travailleurs humanitaires, des équipes médicales et des infrastructures de santé.
Selon plusieurs sources, cette mesure contribue à améliorer les conditions de travail des équipes de riposte et à faciliter la prise en charge des patients. En sécurisant l’accès aux soins, elle permet de réduire les obstacles qui pouvaient retarder ou compromettre les interventions sanitaires.
Une baisse des résistances grâce à la sensibilisation
Par ailleurs, les actes de résistance et les menaces contre les équipes de riposte semblent diminuer progressivement. Ce changement fait suite aux campagnes de sensibilisation menées auprès des communautés pour lutter contre la désinformation autour de l’épidémie. Ces actions visent à expliquer les modes de transmission du virus, les mesures de prévention et l’importance d’une prise en charge rapide.
En dissipant les rumeurs et en impliquant les communautés, les autorités sanitaires espèrent maintenir cette dynamique positive. Une population mieux informée est plus susceptible de coopérer avec les équipes médicales, ce qui est essentiel pour briser les chaînes de transmission et contenir l’épidémie.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
